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VOYAGE HUMANITAIRE chez les SARAHOUIS
au camp de réfugiés d'Haouza avec l'association des Amis de la RASD
du 12 au 27 AVRIL 2008

TOUTES les photos du l'expédition (cliquez ici)...

Membres du groupe : Nadine, Josette, Colette, Michèle, Chantal, François, Philippe, Joaquim, Bernard, Alain et Serge.

Vendredi 11 avril
Après le petit déjeuner, nous voici à « La Chauvinière » devant les Ateliers Municipaux du Mans où sont stationnés les deux 4X4 et le camion.
Nous faisons connaissance des trois chauffeurs :
François le chauffeur de l'ex-camion de pompiers
Joaquim un copain d'enfance à François et Philippe l'opticien qui offre un tee-shirt et une veste à chaque membre du groupe.
L'entrée dans les ateliers est difficile pour les bénévoles qui viennent pour charger le camion et la remorque. Les consignes suite à des vols et au changement de la municipalité sont strictes. Nous commençons à préparer les palettes de matériels scolaires (bureaux) sur la remorque.
Pendant que François va faire réparer le pot d'échappement du camion qu'il a perdu en venant, on nous prête une machine à sangler les colis, grâce au chauffeur du fenwick. Avec Philippe et Jo nous passons notre « CAP » de magasiniers-coliseurs.
A midi pratiquement tout est chargé sur la remorque, reste les cartons à mettre dans le camion. Le sahraoui « Didi » qui habite au Mans est là. Il déjeune avec nous le midi chez Josette et Alain.
A 14h30, retour pour compléter le chargement – cartons de fournitures scolaires, très belle dotation de l'entreprise où travaille Michèle plus des denrées alimentaires (30 kgs de pâtes etc...)
A 18h30, tout est sanglé et enveloppé (avec film plastique sur la remorque).
Tout le monde se retrouve chez Alain et Josette avec quelques bénévoles et Régine pour dîner ensemble.
La « petite Colette » est absente, dommage. L'autre Colette a déclaré forfait à cause d'une angine et fièvre. La jeune professeur Clarisse ayant peur de ne pas être revenue le lundi pour sa classe s'est désistée, dommage. 11 au lieu de 13.
A 23h30 après avoir bien discuté et rigolé ensemble, initiation collective à l'apéro tradition « Elgid » (cri de ralliement très discret), au dodo car demain c'est le grand jour.

Jour 1 - Samedi 12 avril – 830 kms
Réveil, toilette, dernière douche avant 15 jours ? La photo avant le grand départ. 9h30 c'est parti direction Antarès pour photo groupe avec les journalistes. Le ciel se couvre par moment, nous essuyons quelques grains.
Nous roulons gratis sur les autoroutes françaises, quelques haltes toilettes, café.
Il est décidé de filer au maxi en direction de l'Espagne. Nous nous arrêtons manger vers 20h dans un restaurant espagnol, très bien.
Nous filons en dehors des autoroutes (prix à notre charge en Espagne). Vers 23h, nous nous arrêtons planter le camp à environ 60 kms de Burgos en campagne à proximité de la statue d'El Pastor. Implantation dans le noir à la lumière des phares des 4X4. Il ne doit pas être loin de 23h30. On entend la musique d'une boîte de nuit à côté.
Bien fatigués, on devrait bien dormir même si les 4X4 sont confortables à 4. Nadine est avec François dans le camion (bonjour les oreilles!).
Le 4X4 de Jo est équipé d'une pompe électrique et douchette, très déco.

Jour 2 - Dimanche 13 avril – Panne à 40 kms + 750 kms
Nuit très fraîche, temps couvert, vent et neige. Petit déjeuner spartiate (café debout mais le café de Clacla est excellent). Pliage des tentes à jeter Décathlon, heureusement qu'Alain sait plier ce modèle car ce n'est pas évident.
A 9h tout le monde est prêt. Nous voilà partis, ça roule jusqu'au moment où sur la route : un morceau de ferraille , un arbre de transmission ?.. A qui appartient-il ?
Au camion de François !.
Philippe part avec son 4X4 à Burgos avec ses passagères et Michèle comme interprète voir ce qu'il peut trouver .
Les pompiers les accueillent et proposent leurs services.
Pendant ce temps, François a téléphoné à son copain Jean« garagiste » d'Albi. Il doit venir avec du matos. Philippe repart avec Jo pour faire souder les morceaux en notre possession (fonte aciérée ?),
Pendant ce temps nous renforçons le sanglage des bureaux.
Le vent est assez fort sur le bord de la route, en face de nous des éoliennes tournent à plein régime. Nous nous réfugions dans les 4X4. Colette est native de Blain et connaissait très bien Josy dans sa jeunesse, (elles jetaient même des cailloux ensemble.)
13h30 la pièce est ressoudée mais chaude. Nous attendons pour remonter pour avoir une 2ème chance avec la pièce qui doit arriver d'Albi avec de la bonne boulonnerie. Nous mangeons en attendant. Petite balade au village d'à côté . A 18h Jean le copain arrive avec le 2ème cardan qui n'ira pas ! Nous décidons de remonter la pièce soudée avec la boulonnerie neuve. Le temps s'est détériorée, averses de pluie et grêle la température s'est nettement refroidie.
A 19h15 nous repartons. Tout doux, arrêt, contrôle, resserage et c'est reparti. Jean fait demi-tour Il sera même flashé par un radar sur la route du retour! Sur les cimes la neige est restée. Sur l'autoroute les sableuses sont en action (un chasse-neige dixit Michèle qui s'y connaît !... Elle avait livrée à temps les lames de polyuréthanne!). Nous roulons jusqu'à 23h pose resto-route, Philippe achète une carte et l'on s'aperçoit que nous nous sommes rallongés sérieusement. En fait depuis hier le GPS nous disait de tourner et il avait raison.
Nous contournons Madrid sans trop de problème mais vers 4h François nous signale un problème d'éclairage. Nous sortons de l'autoroute afin d'essayer de régler le problème (fusible cramé, faux-contact inter). 4h20 nous sommes repartis, nous somnolons pendant que Philippe conduit.

Jour 3 - Lundi 14 avril – suite de la nuit et journée
Arrêt de François pour détente. Nous arrêtons à l'aire plus loin. 5h30 petit déjeuner. Les 2 autres véhicules passent et s'arrêtent sur l'aire d'après, pour, on le saura plus tard, dormir... Nous, nous repartons un peu plus tard et galopons pour rattraper les copains. Vers 6h nous ne les avons toujours pas rattrapés. Téléphone à François, en fait François nous apprend qu'ils se sont arrêtés pour dormir. Nous sommes à 80 kms d'Alicante. Le jour se lève. A 8h30 après avoir stationné le 4X4 (avec ticket) le long du remblai, nous voici sur la plage les pieds dans la Méditerranée. Nous profitons des agrès mis à la disposition des « seniors » sur la plage. Colette nous offre le petit déjeuner – pain grillé, croissants, confiture. François nous contacte, ils arrivent sur le port. Nous les rejoignons, dans la file d'attente, prenons quelques encas puis nous nous étalons sur le goudron.
Serge, le 11ème du groupe, contacte Nadine par téléphone. Il nous rejoint. Il montera dans le 4X4 de Philippe. Rencontre avec un Sahraoui d'Haouza qui discute avec nous, surtout avec Michèle et Nadine en fait, c'est un peu normal puisque ils discutent en anglais. Vers 18h30 les véhicules commencent à entrer dans la zone d'embarquement puis à monter à bord. Le camion est parqué de côté pour rentrer à la fin après quelques explications techniques sur le « pont garage ». Le camion est bien stationné. Je discute avec les matelots sympas. Nous montons au « pont 6 » pour rejoindre les cabines (un peu perdu, il y a une 2ème classe fauteuils et même une 3ème classe coursives (paquets et humains en vrac).
Nadine a récupéré notre carte d'embarquement pour réserver la table, dessus est notée le code pour ouvrir la porte....Heureusement Chantal est à l'intérieur de la cabine Après une bonne douche nous montons assister au départ. A 20h le navire est déhalé et pointe vers le large (le navire a été construit en Espagne en 2005). A 20h30 dîner : soupe très bonne, poulet reconstitué (poulet à l'élastomère de polyuréthanne dérivé de produits élaborés par l'entreprise de Michèle – ouverture de nouveaux marchés...) avec purée, portion « vache qui rit » et « danet », le tout arrosé de Château la Pompe. Retour dans la piaule après avoir changé d'heure (1h de moins en Algérie). et fait la page d'écriture puis dodo. La TV de la cabine voisine est assourdie par la ventilation.
Nous avons du sommeil à récupérer. Demain debout à 5h petit déjeuner, débarquement prévu à 6h.

Jour 4 – Mardi 15 avril – 341 kms
Après une nuit de repos (bonne nuit), arrivée à Oran. Réveil à 5h15. Nous montons prendre le petit déjeuner. Michèle est déjà installée. Le steward nous annonce sa présence dans le hall d'entrée. C'est vrai que nous avons tous le même teint (un peu peau rouge !). Le reste du groupe arrive au fur et à mesure. Petite toilette. Le navire se présente à quai à 6h15/6h30. Début du débarquement, le camion en dernier. Nous attendons sur le quai, je discute avec le « Pacha » , il regrette que je ne suis pas allé le voir à bord. Il nous aurait accueilli, moi je ne regrette pas je m'en veux.
A 8h nos 3 véhicules sont sortis de la file. Page d'écriture pour les douaniers (fiches passeports de tous), attente contrôle. Nous rencontrons un 44, il tient un restaurant aux Dervallières et a habité Couëron, la maison de Mme Cussonneau près du C.A. Philippe retrouve une ancienne connaissance Schadock qui l'a connu tout petit en Algérie, il a été à l'école avec son père. Que d'émotions.
A 11h40 les formalités semblent finies bien que Radine avait déjà tout préparé, il manque toujours quelque chose. Les responsables du « Croissant Rouge » sont présents. A prévoir pour la prochaine mission : équipements de pêcheur à la ligne et jeux de boules ou palets (donner l'impression que nous aussi nous avons le temps).
Il reste à attendre l'escorte. A 12h15, la patrouille n°1 est là mais nous n'avons pas pu faire le change car la banque était fermée.
Nous sortons avec 3 motards (BMW dont 1 neuve) qui n'hésitent pas à utiliser leurs klaxons arrêt un peu plus loin, changement d'escorte n° 2. 13h30 nous repartons avec 2 véhicules de police cette fois. De grands travaux le long de la route, autoroute en cours de construction.
13h45 arrêt repas dans une ville à Djerienne Meskine. Une salade et une grillade arrosé à l'eau ou à l'orangeade. Vite fait bien fait, à 14h25 nous repartons. Nous nous arrêtons pour déposer un « stoppeur » que les policiers avaient pris avec eux. Arrêt pour la patrouille n°3 (1 voiture et 3 policiers). Nous voyons des champs de blés, oliviers, des vignes, troupeaux de moutons, de vaches (hollandaises et normandes) avec berger. Poste de contrôle police locale (couleurs des poches différentes – info donnée par Colette), des cigognes perchées sur leurs nids ou posées nous regardent passer. Escorte n°4 (2 véhicules 4 ou 5 policiers en armes, gilets pare-balles).
17h30 après avoir fait le plein de carburants (0.13 € le litre) – j'ai voulu en ramener dans des bouteilles d'eau mais Alain n'en a pas trouvé de vide - achetés des oranges accompagnés par nos anges gardiens, nous voilà repartis (les soudures extérieures de l'arbre de transmission sont fissurées – Inchalla! A ne lire qu'au retour). Michèle a demandé à un policier pour essayer le gilet, 1e gradé pas d'accord.
18h Relève de l'escorte. La n° 5 est moins armée, sans gilet pare-balles. Pose pipi pour ... SMS d'Enora : soleil à Nantes sans la température. Nous longeons le Chott d'Ech Chergi, grande étendue de sables mouvants. Arrêt relève patrouille n°6 – 70 kms – Alain et Jo repartent dans un véhicule de police acheter du pain.
19h25 Arrêt relève patrouille n° 7 – 40 kms. Le soleil se couche.
20h05 Relève patrouille n° 8 – 20 kms. Nous doublons un cycliste casqué sans lumière.
20h30 Arrêt à proximité d'une caserne le long de la route sur un terre-plein gravillonné à Naama. La police nous souhaite une bonne nuit. Rendez-vous le lendemain à 8h30. Nous installons le campement à la pile électrique et clair de lune. Le « navarin d'agneau » est à chauffer lorsqu'arrive un militaire et un autre (gradé en survêtement) qui nous demande les passeports immédiatement. François négocie : que ceux des chauffeurs, il nous parle en français mais demande un interprète puis il veux que nous changions d'emplacement, refus. François réussi à s'arranger, cela jette un froid. Un quart d'heure plus tard, il revient, plus calme, demande le nombre de femmes et d'hommes. Il confirme que 2 militaires surveillent notre campement et repart.
Nous nous couchons et au dodo. Les chiens gueulent, bruit de véhicules sur le goudron. Une patrouille passe voir si nous sommes biens installés. Bon allez au dodo.
François m'a donné une bonne leçon de gestion de tension même avec des « autorités » tenir tête, ne pas se coucher, sans aller jusqu'au conflit.


Jour 5 – Mercredi 16 avril – 566 kms
Arès une nuit ventée, le campement se réveille vers 7h. Philippe a préparé le café après avoir dormi sur la galerie de son 4X4. Vers 8h nous sommes pratiquement prêts, les militaires nous ont ramenés les passeports sans commentaire.
A 8h25 la patrouille n°9 est là. Nous repartons sous un temps gris et un vent de sable. Nous sortons de Naama : construction d'un château d'eau – échafaudages super, étais confectionnés avec des troncs d'arbres. Nous longeons une voie ferrée, dans des étendues désertiques, quelques troupeaux de moutons, une zone montagneuse, un peu plus loin patrouille n°10 , quelques gouttes de pluie.(juste le temps de le dire!)
9h40 arrêt raccord cuivre sur air comprimé fuyard (circuit freins) du camion. Démontage, limage et remontage et c'est reparti à 9h55. Le feuilleton des olives commence...
A 10h20 patrouille n°11 nous passons dans un oued qui a emporté les 2 ponts en béton : tabliers tombés (rails et route) nous changeons de paysage. Beaucoup plus chaotique et tourmenté, superbe.
10h37 patrouille n°12 – 1 voiture
11h30 patrouille n°13 – 1 voiture
12h30 patrouille n°14 – 2 voitures – qui se fait attendre, changement de région. Nous faisons connaissance d'un infirmier qui nous fait visiter son dispensaire. Il met du sérum dans les yeux de Michèle (allongée sur la table de soins elle a craint la noyade ). Josette lui donne du paracétamol. Il a fait ses études à Metz où réside sa famille. Il y retourne pour les vacances. Les filles profitent des toilettes. Nous repartons en longeons les deux voies ferrées – l'ancienne étroite et la nouvelle en cours de construction par les chinois.
13h00 arrêt poste contrôle plus demande des passeports de tous.
13h14 patrouille n°15 nous repartons. Arrêtons aussitôt. Le 4X4 de Jo a disparu. Michèle était partie faire du change, nous nous arrêtons encore à la sortie de la ville pour la pose pique-nique entre 13h30. A 14h20 tout est rangé après le café.
15h11 nous repartons avec la patrouille n°16 – 2 véhicules et 8 personnes. Poste de police avec herses sur la route, sentinelles casquées et en armes.
16h Arrêt à Béchar, plein de gas-oil puis en ville pour ravitaillement en eau, pommes de terre, tomates avec Nadine et le beau policier avec François – oranges, pommes et olives.
17h nous sommes repartis et allons louper le 1er Salon de l'Automobile.
17h40 patrouille n°17 – 2 véhicules et 4 policiers
18h10 patrouille n°18 – 2 véhicules et 4 policiers
18h25 patrouille n°19 – 2 véhicules et 4 policiers
Nous passons à proximité d'oueds verdoyants puis grandes étendues désertiques. Enfin nous voyons un troupeau de dromadaires, il est 18h50 arrêt vite fait pour photos.
19h24 arrêt pour discuter du lieu de couchage, photo soleil couchant, le plat infini autour de nous. On repart pour 60 kms. Les militaires ne veulent pas nous laisser là. Colette qui a gardé ses lunettes de soleil plus les vitres fumées croit que la nuit est tombée. Serge somnole les écouteurs sur les oreilles. Chantal fait la vigie pour signaler d'autres dromadaires. Au lieu d'écouter Bernard raconter ses conneries, Philippe met le CD de Serge et nous en profitons tous.
A 20h30 nous arrêtons à côté d'une caserne et montons le campement. Nous mangeons sur le tapis et matelas, il fait bon. Vers 22h Philippe prend des photos avec flash, 5mm plus tard arrivent 2 militaires avec leur chien. Celui-ci marque son territoire sur la tente de Colette et Michèle « un vrai pompier ». L'ambiance est détendue, musique classique.
Vers 23h dodo. Philippe part sur la colline un peu plus loin pour dormir sur sa galerie.
François, Michèle et Nadine prennent l'option « belle étoile » sur les matelas. La caserne d'à côté est alimentée par du photovolcaïque, la toiture
tôle est calée par des pierres (beaucoup de pierres). A demain.

Jour 6 – Jeudi 17 avril – 621 kms
7h Le campement se réveille tranquillement. Le préposé au café (Philippe) est déjà revenu (sans l'entendre). Nadine a perdu ses lunettes (qu'elle retrouve !). Jo bosse son CAP de plieur de tente. Michèle essaie mais s'arrête à la phase 3. Un semi-remorque passe sur le goudron chargé de chameaux, Nous sommes prêts, reste la patrouille n° 20 que nous attendons. En fait elle ne viendra pas. 8H00 le temps est superbe. Michèle dans le 4X4 a pris la place de Serge. Philippe nous sort un CD d'Amadou et Myriam. La route est belle, François et Nadine sont loin devant, nous profitons de cette liberté, de ces superbes paysages, de cette lumière... Idir en fond musical. Le pied. En fait on pourrait s'arrêter là ...mais non il faut continuer même le poste de police est dans la même ambiance. Ils nous regardent passer avec un amical signe de la main comme dirait Nougaro « on frôle pas la note mais l'instant bleu ». Une brigade nous attend, la patrouille n° 20 (2 véhicules et 4 policiers). Arrêt dans une ville caserne pour prendre en photo les dromadaires dans le semi-remorque arrêté faire le plein + semi de foin.
11h Arrêt pipi dans les dunes. Notre brigade s'arrête pour faire le plein. Les seuls habitants que nous voyons dans le village sont des militaires.
12h Arrêt pique-nique sous un arbre.
13h Nous sommes repartis. Nous avons roulés 300 kms depuis de matin.
14h15 Patrouille n° 21 le désert nous laisse sans voix au fur et à mesure que nous approchons de Tindouf. La végétation réapparaît, nous apercevons des habitations et camps militaires. Nous sommes à 10 kms de Tindouf.
16h25 nous passons la pancarte Tindouf. Nous retrouvons Mahmoud qui est accompagné du représent du Front Polisario en France. Re-formalités au poste avec n° de chassis des véhicules et tout et tout (police Interpol). Le drapeau Sahraoui est mis à l'arrière de la remorque.
17h15 Nous repartons pour les camps cette fois. Le responsable de la police nous rattrape, il rapporte la paire de boucles d'oreilles (usagées) à Nadine qu'elle avait laissée sur le pas de la porte.
17h45 Ca y est, nous sommes dans les camps. Re-arrêt problème injection, nettoyage filtres, nous repartons.
18h30 Nous voici arrivés dans le camp d'Haouza. Le maire qui vient de se marier nous accueillent. Douches (2) dans le centre d'accueil pour tout le monde. Pour les chauffeurs, contrôle des injections et de la mécanique. Le soir tombe doucement. Nous attendons pour aller boire le thé.
20h30 Nous avons dételer la charrette (dixit Mahmoud) et filons à la mairie où nous stationnons les véhicules dans la cour, puis Mahmoud nous accompagne chez notre famille d'accueil. Le directeur de l'école avec ses béquilles nous rejoint, il est accompagné d'un Espagnol qui prépare un livre sur l'histoire des Sarhaouis. La pièce se remplit, le poêle à charbon de bois pour le thé, nous sommes une vingtaine, en groupe de 4 ou 5 à discuter. La TV est allumée, un DVD raconte l'histoire des Sarhaouis, il s'interrompt. Nous avons droit a une 2ème lecture. Les 3 thés sont distribués. En arrivant ici nous avons pu voir la situation générale dans les camps (ça ressemble fortement à ce que j'ai connu en Mauritanie, sauf la langue : l'espagnol). Les bandes d'enfants viennent nous fêter. Il est 21h30 Joaquim et Serge se demandent à quelle heure qu'on mange. La bassine et l'eau sont là, reste le 3ème thé. Josette s'est allongée, Mahmoud aussi. Ils dorment. Ca y est, le repas arrive. Poulet et frites + sauce. Très bon. A je ne sais quelle heure la répartition pour le dodo. Josette, Alain et moi nous dormons sous la kaïma. Une jeune vient dormir à côté de Josette. Les chauffeurs dorment dehors, le restant dans la maison. Une bonne nuit. Philippe avec l'aide de Josette a mis le diesel en route pour la nuit.

Jour 7 – Vendredi 18 avril
8h Réveil de l'ensemble de la troupe. Beau temps. Petit déjeuner dans la maison. Cette maison est celle d'un autre maire Bachir, papa de 6 filles et 1 garçon. Nous partons refixer la « charrette » au camion pour ensuite décharger le matériel scolaire à l'école et retrouvons la roue jokey de la remorque que nous avions perdus dans le camion. Nous laissons la remorque vide dans la cour, triage des cartons ,direction l'hôpital. Josette et Alain n'ont pas retrouvés les vis et les tournevis pour le remontage des bureaux. L'hôpital est équipé d'une éolienne et de capteurs photovolcaïques. Visite de l'installation électrique (au top avec inverseur, local batteries etc...dotation Italienne ). Salles et couloirs très propres, lits médicalisés (4 mois = 100 € salaire du responsable de l'hôpital). Il parle espagnol. Nous traversons le camp – dromadaires, moutons, chèvres dans parcs en tôles. Nous arrivons à la station d'eau qui est captée à 15kms à 120 m. de profondeur(eau salée), citerne de 100 000 litres, où les camions citernes viennent s'approvisionner, à côté un petit jardin, blé, pastèques. Les chèvres et les moutons mangent du plastique. Michèle devra réfléchir pour son entreprise, il y a sûrement un marché potentiel pour le plastique mou et chaud. François négocie pour trouver un pot d'échappement. Retour devant la Mairie en attendant François parti acheter de l'eau ? Avec Mahmoud. Nous stationnons les 4X4 dans la cour de la mairie. Mahmoud nous fait une petite démo de danse avec Nadine pendant qu'Armed vient rencontrer Michèle. Elle l'avait accueilli l'an passé, il est avec son papa (qui a été piqué par un scorpion et a de sérieux tremblements). La télé diffuse un film sur un mariage. Le thé se prépare, donc nous allons sans doute bientôt manger. Colette en profite pour prendre une leçon de thé avec l'ancien. Elle prends même des notes. Josette et Alain, les 3 chauffeurs et Serge (qui essaie d'imiter le sanglier corse), sont dans les bras de Morphée. Un DVD racontant les combats Sarhaouis défile en boucle. Le 2ème et 3eme thé arrivent. Voici le repas, un grand plat de crudités – tomates, oignons, concombres, ensuite lentilles, pâtes et viande de chameau présenté dans de grands plats pour 5. Fruits, yaourts. Très bon. Après thé, sieste, quartier libre en fait. Travaux de mécanique à prévoir (olive de freins) pour certains. Les deux capteurs solaires sont dans la cour pour recharger les batteries . Philippe décharge ses photos sur son ordi. Nadine et Colette ont fait des heureuses avec les jeux de cartes, miroirs, barrettes. L'ancien joue à la bataille. Nadine prépare sa présentation au Walli et ses courriers de remerciements.
Pour manger, nous avons des petites tables avec fourchettes, cuillères et couteaux. Nous partons en ville chercher du gas-oil et un tuyau d'échappement avec Mahmoud. Nous trouvons le tuyau. Après nous allons chercher du gas-oil. Panne pompe fuel désarmorcée, 20 litres avec bidon. Pas moyen de redémarrer. 20 litres il démarre. 1 km plus loin re-panne, re-démontage, nous faisons des sauts de puce jusqu'au parking. Jo et Nadine qui nous ont rejoints se sont perdus en cours de route au retour. Mahmoud a disparu. Nous nous retrouvons tous, discussions. Nous devons aller recontrer le Walli. Serge déclare forfait et va faire dodo. En fait nous y allons avec le véhicule de Bachir, tous les 10 dans sa land-rover. Le Walli nous accueille avec sa fille et sa nièce. Il nous fait un récapitulatif de la situation sahraouis en attendant les 3 thés. Pendant l'allocution du Walli certains luttent contre le sommeil. Heureusement qu'Alain enregistre et filme. Après nous allons manger à côté dans les locaux du protocole – entrée, poulet frites, fruits et yaourts. La soirée se termine tard. Retour à la maison, tout le monde dort dans la pièce principale sauf Jo et Philippe auprès des 4X4. Je dors avec Serge sous la kaïma. La nuit sera courte.

Jour 8 – Samedi 19 avril
Les chauffeurs, de bonne heure et de bonne humeur, commencent le nettoyage du réservoir fuel. Mahmoud a amené le nécessaire (jerricans + tuyaux). Nous en profitons pour démonter et contrôler la pompinette. Philippe s'est maquillé la moitié du visage avec de l'huile moteur. Il en a même profité pour en goûter. De retour à la maison les filles lui prêtent du démaquillant il en profite, en tant qu'opticien pour faire tomber ses belles lunettes à damiers et a décroché un verre Il trouve un slogan publicitaire: Colette ma plus belle façon de voir, en attendant le verre est parterre!
Re-essais de serrage de l'olive (rappel:pour mémoire:raccord cuivre du circuit air comprimé.) Légère fuite. Retour à la maison pour Philippe et moi-même. Le reste de la troupe se prépare pour le petit déjeuner. Jo et François sont partis avec Marhmoud re-souder l'attache-remorque qui menaçait de nous lâcher ainsi que la rallonge tube échappement. Philippe, Serge et moi retournons au centre d'accueil pour une douche chaude, nous attendons que l'eau chauffe. François et Jo arrivent à leur tour pour la douche.
Retour à la maison, préparation du retour à l'école pour visite des classes et distribution de bonbons, casquettes, lunettes, ballons... Nadine et Michèle retrouvent une fillette qui est venue au Mans l'an passé. On retrouve le tournevis et les vis qu'ils nous réclamaient pour fixer les tables. Visite des classes, les élèves se lèvent lorsque l'instituteur et le directeur arrivent. Ils se mettent debout pour entonner l'hymne national. Nous continuons la visite, des jeunes filles ont même les gants. Photos dans les différentes classes plus devant le camion dans la cour. Il faut accélérer, retard vous avez dit retard...! Ca n'existe pas ici ! La cloche sonne.
Informations fournies par Josette
Nous sommes reçus dans l'école de Smara par le directeur Moulas et le directeur des Ressources Humaines M. Hamadi. Le nombre d'élèves est de 29 000.
4000 à 5000 enfants sont en Algérie pour faire leurs études secondaires. Ils viennent voir leurs parents tous les 3 mois. Les écoles manques de matériels de labo pour faire exercer et développer l'enseignement secondaire mais aussi la langue française, car elle est obligatoire en Algérie dans le Secondaire.
Il y a suffisamment de professeurs 85% sont des femmes. L'enseignement est totalement gratuite (fournitures comprises). Les enfants (garçons et filles) portent la même blouse gratuite. Les filles portent le voile contre le sable et le gardent parfois à l'intérieur. Chaque jour, elles ont une coiffure différente. L'école est obligatoire à partir de 3 ans. De 8h l'été et 9h l'hiver jusqu'à 12h – 1 récréation. Distribution de gâteaux par HCR avec association CHISP.
Nous repartons pour le camp d'Assouert. Le camion va faire le plein et nous rejoindra. Nous prenons la piste ( il n'y a pas de route goudronnée), ça chahute pas mal, arrêt à un poste de police perdu au milieu de nul part, nous traversons un village qui ressemble aux autres, chèvres, moutons dans parcs en tôle (bidons). Les chauffeurs dégonflent les pneus des 4X4. Ca tape un peu, nous nous arrêtons à proximité d'une maison où sont stationnés deux véhicules neufs des Nations Unies, en fait nous nous rendons chez Didi. Sa femme nous attend avec son fils et sa fille. Belle maison avec jardinet où poussent oignons, betteraves, céréales. Jo cherche le pastis mais il ne le trouve pas. Je lui conseille de garder ses lunettes de soleil et d'y penser très fort en buvant son verre d'eau. La maison est coquettement arrangée. La pendule avec ses deux dauphins fonctionne. La petite fille de Didi marche, elle essaie même de danser. Jo a mis le diesel en route. Serge recommence à imiter les locaux corses. Les voisins nous appellent pour un coup de téléphone. C'est Didi qui est au bout du fil, il est très heureux de savoir que nous sommes chez lui. Le camion arrive avec les 200 litres de fuel. Nadine a usé de son charme (elle n'a pas à se forcer) pour l'avoir gratuitement. L'olive de frein fuit... Le thé circule. Nous discutons vêtements et coutumes (teinte du visage avec les habits), mains décorées au henné.
Nous filons ensuite déposer les livres etc... à la bibliothèque de Mahmoud après avoir laissé chez Didi la machine à coudre et la gazinière. Nous avons eu un bon repas, l'épouse très très sympathique et très gentille. Bons échanges avec la famille, foot avec Youssef. Sa fille commence à marcher. Réparation de l'olive frein avant le déchargement.
Pour les étagères de la bibliothèque, nous fixons les montants au plafond. « Avec Bernard on est peinard ». (Re-olive camion). Départ chez une jeune femme qui est déjà venue au Mans et qui doit y retourner cette été en tant qu'animatrice avec Mahmoud. Elle discute avec Josette. Nadine est partie avec Mahmoud et Philippe chez une vieille dame qui est atteint d'Alheizmer. Pendant ce temps, l'amie nous confirme l'importance du français pour les jeunes qui veulent poursuivre leurs études. Le thé se prépare. Nadine ne revient toujours pas. Le mari arrive avec un neveu. Le temps de se préparer et Nadine est là. Nous voilà partis pour passer chez Mahmoud. François devant, Jo puis Philippe qui prend des photos perd de vue les 2 autres véhicules. Demi-tour dans le campement, François nous retrouve et nous conduit chez Mahmoud. Colette s'aperçoit qu'elle a perdu son carnet, moi qui comptait dessus pour compléter mes écrits Elle retourne avec François chez la jeune femme mais rien. Nous repartons. Roulons dans les dunes pour le plaisir. François s'ensable. Nous attachons avec un cable le camion avec le 4X4 de Jo pour le dégager. En fait c'est un test pour vérifier la solidité des soudures de l'attelage. Le soleil se couche, pleine lune. Nous retrouvons le chemin de l'aller au GPS. La décision de planter le campement dans le sable est abonné pour ce soir. Retour dans la famille de Bachir. Philippe réussi à réparer ses lunettes. En attendant le 3ème thé, préparation du programme du lendemain. Un bon repas, discussions diverses et dodo. Josette fait appel à mes services pour sortir les deux cafards qui sont dans la douche/W.C. Je veille à l'extérieur si jamais il y en avait d'autres. Les filles dorment dans la même pièce. Mahmoud avec la famille, il n'aime pas les ronfleurs. Colette surveille les cafards qui pourraient venir cette nuit déranger Josette...

Jour 9 – Dimanche 20 avril
Réveil tranquille, quelques bricoles (olive et éclairage). Nous voilà partis pour la douche froide pour tout le monde avec shampoing. Michèle est partie avec Philippe voir la fillette qu'elle avait accueilli l'été dernier. Nous voici à Rabouni, halte pour papiers – commerce de cigarettes. Nous partons visiter un musée militaire, photos de prisonniers marocains (1977-2002), maquette de la situation actuelle très parlante, matos de guerre (du plus petit au plus gros. Alentours des murs de containers, des chassis de remorques, des carcasses de véhicules (camions, cars etc...) Nous repartons pour pique-niquer dans les dunes à la visibilité du poste frontière (camion ouvert). François fait réchauffer ses olives pendant que nous mangeons le pâté, le saucisson et le fromage. Après la pause café, nous repartons rencontrer la poétesse qui n'es pas là. Fabrication d'une oeuvre d'art avec vieux vélo, chaussures, cageot (le vélo est en fin de compte celui de son fils). François en profite pour rissoler encore une fois son olive de frein. Le vent de sable est assez important. Nous partons au camp du 27 Février faire des achats (tapis, bijoux...). Visite d'ateliers de femmes fabriquant des tapis, plusieurs métiers à tisser. Visite d'un atelier de couture Alain et moi nous achetons un chèche. Retour par les dunes, Colette est scotchée au plafond. Très jolis paysages. Nous arrivons à Laayoune, campement plus animé. Boutiques, artisanat. Nous sommes accueillis, visitons le bâtiment du Protocole où nous dînerons et dormirons ce soir. Il est décidé majoritairement de visiter la bergerie mais Jo s'en va se faire raser. Nous attendons donc un autre véhicule qui va nous emmener à la bergerie et aux jardins. Ces programmes agricoles sont financés et suivis par le CCFD et une association italienne et espagnol. Tomates, carottes, orge, élevage de moutons, le tout sous contrôle d'ingénieurs agronomes très sympathiques. Dégustation de tomates et carottes. Photos de la pleine lune superbe au-dessus du puit. Retour au centre d'accueil. Philippe décharge ses photos sur son ordi. Mahmoud prépare un thé. Un groupe d'espagnols arrive et s'installe . Jo est revenu rasé de près. Après le thé nous regardons une partie des photos de Philippe puis repas en commun avec les espagnols. Après les crudités, viande de chameau avec riz, fruits et yaourts. Ensuite suite du diaporama. Il est minuit, le 220V va être coupé, nous arrêtons la séance. Toilette, seuls restent quelques éclairages en 12V. (batteries).
Nous rejoignons nos « appartements » pour une bonne nuit alors que les chauffeurs dorment enfermés dehors.
A demain

Jeudi 10 – Lundi 21 avril
Réveil tranquille – petit déjeuner.(Anniversaire d'une des jeune filles Espagnoles ) Nous retournons visiter un autre jardin avec nos guides d'hier. Petit jardin familiale à l'entrée du camp puis visite de serres bien protégées entre des collines. Petite balade au sommet, nous repartons (zone de dépôts de boîtes de conserve, vieux casques, ossements...). Au poste le camion et le 4X4 de Jo passent sans problème tandis que notre véhicule est stoppé. Les gars nous demandent nos papiers, ils envoient une Roover rattraper le camion. Nous attendons son retour pour repartir. Le reste du groupe sont au jardin d'enfants d'Assouert. Nous arrivons pendant la distribution de « caramelos ». Nous repartons, j'essaie de ramener un trophée mais les cornes de biquettes sont trop bien accrochées à la carcasse ainsi que les sabots de chameaux. Petites escapades au sommet des dunes, super puis direction la maison de Bachir où nous devons manger. La poétesse nous attend, elle parle très bien français, discussion avec elle. Josette montre aux filles de la maison l'utilisation de la planche à laver le linge. Le repas arrive, entrée, couscous, fruits et yaourts. Le lundi c'est sans thé. Histoires plus ou moins drôles, au fûr et à mesure il y en a 4 qui dorment. Nous attendons 16h00 pour aller faire du shopping, réparation de l'olive et papiers divers... Je pars avec François au garage tenu par des algériens très sympas, nous remontons l'olive sur le cuivre et la « matons », il n'est pas possible de souder au chalumeau, problème de sécurité. La solution plastique n'a pas tenu. Le cuivre est calé avec un bout de bois attaché avec du fil de fer (In'challa). Nous allons nous doucher au Protocole, les filles nous rejoignent comme nous finissons avec François. Nous partons faire du shopping et boire un coup (de coca) au café du coin. Philippe, Nadine et Mahmoud avec Bachir nous rejoignent. Je retourne avec Philippe au Protocole. François reste avec Nadine pour essayer de mettre les pendules à l'heure. Il est décidé de retourner chez Bachir où doit se tenir le Conseil Municipal. Au Protocole, il y a une réception (d'italiens ?). Nous sommes 25 dans la pièce. Le maire est présent. Il commence par s'excuser des « loupés » du fait du Festival du Cinéma à Dakhla qui les occupent beaucoup (plus intéressant que le jumelage avec Le Mans pour le maire, jeune marié que nous avons vu qu'une fois), il espère que la coopération continuera et se renforcera et il nous remercie. Nadine commence sa prise de parole lorsqu'elle est interrompue par une personne qui vient demander quelque chose. Elle reprend, le portable de Marhmoud sonne, interruption, elle réussi quand même à finir son allocution. Josette demande la composition du conseil. Le maire lui énumère l'ensemble des attributions des membres du conseil. Représentants des martyrs, des travailleurs, des femmes, de la justice. Majorité 21 femmes pour 5 hommes pour le conseil qui se retrouvent tous les mois. Alain explique son passé au conseil municipal du Mans. Question : répartition équitable. Réponse : le quotat est préservé, il est donné en toute égalité. Une femme voudrait que nous nous présentions, ce que nous faisons les uns les autres. S'ils sont 20 présents une femme de l'enseignement offre une peinture qu'elle a réalisé elle-même, à remettre à Régine pour le bureau de l'association.
Question : quelles sont vos besoins ?
Réponse : La liberté du marché a été donné du fait de la fin de la guerre, on ne peut pas tout fermer, chacun de nous a des brides qui les maintiennent, nous sommes tous réunis pour défendre nos valeurs humaines. On ne veux pas vous gêner par des demandes. Nous avons des femmes et des orphelins qui n'ont pas d'aide. La priorité c'est la nourriture, quelqu'un qui a faim n'a pas le souci de s'habiller. Nous sommes certains qu'une aide alimentaire sera bien utilisée qu'elle que soit. Nous sommes certains que votre gouvernement ne vous soutient pas assez mais comptant sur vous pour sensibiliser plus de gens à notre cause.
Nadine : La farine qu'Elgid a remis à l'école pourrait être utilisé pour les plus nécessiteux (en fait elle passe le relais aux femmes). Besoins de médicaments et de chaussures de sécurité pour le travail. Pendant ce temps, la responsable du comité de jumelage distribue des cadeaux aux membres de notre groupe du Mans (collier, bague et porte-clé).
Le Maire :Vous avez passé 4 jours parmi nous et nous considérons que vous êtes avec nous depuis 1982. J'apprécie cette longue route de fraternité. Les efforts qui vous ont amenés parmi nous, je souhaite que la population française fasse pression sur le gouvernement français qui soutient notre agresseur. Ca me tient à coeur de vous le dire. Nous sommes victimes de pression que subissent certaines association et ONG, qui abondonnent leurs soutiens à notre cause, sachez que nous lâcherons rien et comptons sur vous.
La fille de Bachir : Je vous demande de propager notre cause auprès du peuple français et de nous ramener ces preuves de soutiens.
François : Note qu'un reportage serait passé à la TV algérienne.
Le directeur arrive avec son ordinateur portable. Nadine et lui rectifient les courriers officiels. Jo part faire des photocopies en ville. La cuisine est éteinte et nous devons manger à l'extérieur. Le maire et le conseil municipal nous quittent. En fait, le maire réapparaît un quart d'heure après. Ils s'installent pour travailler sur les différents courriers à l'ordi avec Nadine et Philippe.
Michèle qui était partie chez la maman de la petite fille qu'elle avait accueillie revient dans le noir et se « décore » un genou. Le maire présent responsable des travaux attend une goudronneuse ! Josette et Philippe assurent les premiers soins (avant d'engager l'amputation). Nous devons aller manger un méchoui chez le Walli. Visiblement le téléphone qui a chauffé cet après-midi a fait avancé le smilblic. Vers 22h00 – la surprise – le Président de la République Sahraouie Démocratique Mohamed Habdelhaziz nous fait l'honneur de sa visite accompagné de 2 journalistes, 1 militaire et le Walli. La caméra d'Alain n'a plus de batteries, dommage ! Le président qui parle très bien français souhaite nous inviter mais partant demain matin de bonne heure, cela ne pourra se faire. Il est très content d'être parmi nous, lui aussi était pris par le Festival ou il y avait beaucoup de monde de différents pays. Il souhaite le bonjour à tous les amis du Mans (Régine). Il est très content du soutien que nous assurons aux Sahraouis, rappelle que le Mans a été la premier ville à se jumeler en 82 avec une ville sahraouie. Il remercie très fort le Mans et Régine, le maire qui vient d'être réélu. Des cinéastes algériens repassent de vieux films français en plein air. Régine doit détenir le record de participation d'actions avec les Sahraouis. Il félicite Matthieu et me demande s'il est toujours occupé avec les ordinateurs. La place de la femme sahraoui est vraiment méritée, c'est vraiment extraordinaire ce qu'elles ont fait. Je crois que la femme marocaine doit être plus sensible que l'homme marocain et ne doit pas soutenir le gouvernement marocain. On ne doit pas arrêter, nous devons continuer. Transmettez tous nos remerciements. Philippe a sorti une photo de Nadine avec le président qui lui est transmis et il en est surprit. Il nous quitte. Nous attendons encore un peu, le directeur revient avec les courriers et le tampon (magique) qu'il complète sur le tapis. La TV et le DVD diffuse un film relatant la guerre des Sarhaouis (= bourrage de crâne).
Tout le monde s'apprête à partir. Jo file au Protocole. Nous, nous attendons Bachir. Grosse discussion entre le directeur et Nadine, Michèle et François. Il est très en colère et parle en arabe. Mahmoud traduit. (y aurait-il de l'eau dans le gaz?). Nous partons en prenant Jo au passage puisque nous sommes invités chez le Walli. Bachir se perd en route dans les ruelles et les dunes. Mahmoud demande sa route dans une kaïma. Jo, très remonté, demande si on tourne un film. 1 thé ça va, 3 thés boujour les dégâts. Nous retrouvons la bonne piste et nous nous sommes pliés de rire. Le Walli, le directeur et trois autres personnes nous accueillent avec la femme du Walli qui fait le thé. Mouton grillé, riz. Pas beaucoup de discussion, les gens sont fatigués, ambiance un peu tendue. Avant de partir le Walli nous offre à chacun un cadeau. Nous retournons sans (trop) se perdre pour dormir, certains retournent chez Bachir, et les autres à côté des véhicules dans la cour de la mairie.
La nuit sera courte.
Les chauffeurs comme d'habitude, Josette et Alain ainsi que Chantal et moi plantons la tente dans la cour.
A demain.
P.S. Le directeur est venu nous dire au revoir lors de notre installation.

Jour 11 – Mardi 22 avril – 890 kms
Réveil matinal. Philippe a préparé le café, chacun range son bazar, dur-dur. Petit déjeuner, café, cake. François et Jo partent devant fixer la remorque (qui est resté dans la cour de l'école) au camion pendant que Philippe finit de ranger . Mahmoud nous accompagne avec un véhicule du Protocole. Arrivés à l'école, pas de camion et pas de Jo. Je sors sur la place, on entend au loin les moteurs, ils sont perdus... Le véhicule du Protocole va les récupérer. François voulait se fier aux antennes comme repaire mais elles ne sont pas éclairées... Nous attelons la remorque au camion, il est 6h00. Nous voilà partis. Arrivés au poste de contrôle algérien, comme par hasard, une patrouille n° 1 nous attend.
Question : Comment savait-elle que nous partions de bonne heure ?
Réponse : Le téléphone arabe sans doute !
Nous faisons aux adieux à Mahmoud à la sortie de Tindouf. Et c'est parti pour le voyage retour, cà roule. Patrouille n°2, nous retrouvons le même goudron qu'à l'aller, mais dans l'autre sens, normal en fait sauf qu'il y a un super vent de sable qui dépose une fine pellicule qui traverse la route comme une légère brume. Le touret électrique qui sert de table de pique-nique est toujours là. Dans cette zone militaire, il n'y a pas grand monde sur la route. Nous sommes un peu crevés, nous montons en altitude !!! Même Philippe somnole. Nous arrivons à proximité d'un poste militaire. Ils sont en tenue de sortie et nous laissent passer à fond, le 1er panneau « Halte » résiste, le 2ème tombe, le 3ème idem, le 4ème aussi et cette fois, le casque, les gants du policier volent aussi! Arrêt plus loin pour préparation du « taboulé » pour le pique-nique. On roule encore puis arrêt pique-nique. 13H45, on repart après que François a re-plongé pour la culture de ses olives. Cette fois c'est le tube cuivre qui a cassé – soudure à froid + scotch) et c'est reparti. Nous croisons un camion cabine basculée. Philippe voulait s'arrêter pour lui piquer ses olives et les remonter sur celui de François, nous avons refusé... Le policier du dernier véhicule nous a chiné des cigarettes, il est mal tombé, aucun fumeur dans la voiture. Patrouille n°2, ça roule jusqu'à 15h00. Les 200 litres d'hier (kms 2 350) n'ont pas suffit, nous voilà en panne sèche, le camion tousse, nous nous arrêtons juste au moment où nous croisons un camion citerne qui s'arrête, le chauffeur nous dépanne en aspirant et transférant du fuel pris dans son réservoir, au coût normal, en plus les policiers nous offrent le thé en attendant. 16h00 c'est reparti. Nous approchons d'Abala, plus de verdure, des immeubles au loin. Des longueurs s'entraînent en survêtement – proximité de camp militaire. Patrouille n° 3, nous arrivons dans une zone sinueuse, attroupement à la sortie. Un camion citerne s'est retourné dans le fossé. La circulation est bloquée, les pompiers arrivent 5mn après. Nous repartons. En ville plein des réservoirs d'essence à la station cette fois – 2 537 kms. Nous en avons eu pour 30 €, je ne sais pas si cela va bien suffire (à 0.13 € le litre = 213 litres). 18H42 patrouille n°4, Nous nous dirigeons vers l'oasis de Taghit. La plus belle. Colette reçoit un message de l'autre Colette (celle qui devait venir avec nous). Sa santé est bonne. Normalement Colette (la nôtre) devrait être au travail demain. Ca risque d'être un peu juste... La photo de départ de notre expédition (on peut le dire) est parue dans la presse locale (Maine et Ouest/ Machin (dixit Philippe). Patrouille n° 5 nous traversons le Djebel Toucha plantations d'oliviers.
Nous arrivons après le coucher du soleil à l'oasis de Taghit. Superbe impression, nous traversons la ville en direction du Camping. 20H00 en attendant qu'ils trouvent les clés du portail, le 4X4 de Philippe retourne faire quelques courses. Au retour nous nous installons, sanitaires à demi-dégorgés. Une balade dans les dunes, cassoulet, soirée spectacle organisée par François et Clacla avec le concours d'autres vedettes que vous connaissez. Très belle soirée. Après une « goutte de somnifère » au dodo. Certains (dont moi) vont dormir sur les dunes, les autres sous les tentes. Nous n'aurons pas besoin de berceuse. François en a profité pour résoudre le problème du « pipi de frein et des olives ». Normalement je ne devrait plus vous en causer.

Jour 12 – Mercredi 23 avril – Journée détente
Chacun se réveille à son rythme. Petit déjeuner et rando sur les dunes au soleil levant. Alors que Colette est attendue à son travail au Mans, non seulement elle reste à rêvasser en haut d'une dune, mais en plus son appareil numérique ne veut plus travailler, il n'avait pas posé de congés pourtant !!! Serge et Philippe préparent le pique-nique. François contrôle et détele la remorque (la tête d'un des 2 boulons de la « tête de lapin » de l'attelage est sectionnée), il reste 2 (boulons) pour tenir la remorque... Michèle expose son genou gauche brillamment décoré. Tout le monde est revenu et prêt à partir direction les « peintures rupestres ». Arrêt photo dans les palmeraies – pleins les yeux – site peintures rupestres super, sable à 45°, croisé une famille bretonne (le breton bougon peut-être qu'il descend de l'ours mal léché). Il portait un tea-shirt « Les machines de l'Ile de Nantes ». Nous repartons pour chercher un coin pique-nique quelques kilomètres plus loin. Nous nous arrêtons à l'intérieur d'une palmeraie. Très bien le menu et le reste – l'ambiance, les cornichons congelés, le décor, le café, la sieste, tout quoi ! La vie humanitaire a de bons côtés quand même. Petite balade dans le village abandonné. Puis départ pour une leçon de désensablage. Nous traversons le village abandonné mais le camion s'ensable au n°80 de la rue principale. Sorti après attelage des deux 4X4. Comme la leçon n'avait pas suffit, 2ème ensablement avec 2ème attelage doublé. Pour le camion c'est bon il repart rejoindre le goudron. Les deux 4X4 et leurs passagers s'attaquent aux dunes. Très bien, impressionnant, jusque au moment où Philippe nous explique la technique, il se plante vraiment. Utilisation de la pelle, manœuvres mais pas moyen de dégager le véhicule. Heureusement Jo n'est pas loin et son 4X4 arrive et débloque la situation. Nous repartons et 2ème ensablage où Philippe réussit à gérer la situation. En retournant sur le goudron, un véhicule s'approche de nous et l'occupant nous propose ses services de guide. Nous avons rendez-vous avec les autres pour visiter la vielle ville. Superbe avec ses ruelles et maisons typiques encastrées les unes sur les autres. Le thé nous est offert. Arrêt shopping sur la place. En ville nous rencontrons une femme qui visite l'Algérie toute seule en transport en commun et hôtel ou chez l'habitant. En fait elle retourne sur les terres de son enfance comme Philippe. Elle habite Poitiers. Nous rentrons au camping à pied et prenons une douche. François prépare le feu avec le bois que nous avons ramassé car il veut nous faire goûter le pain cuit dans la cendre. Les filles se font belles (elles le sont déjà) alors... Le Commandant Marcos vient demander les passeports... Le pain est prêt, le coq au vin et au riz aussi, le verre de vin est vide. Nadine offre à toute les filles une « melhfa » et leur fait une démo puis les filles doivent essayer de s'habiller avec. Démo du « chèche » pour les hommes. Nous éteignons les bougies et prenons notre « barda » pour tous dormir sur les dunes sauf Josette, Alain et Serge. A peine installés le vent se lève.

Jour 13 – Jeudi 24 avril – 740 kms
Réveillés par le « mezzin » très beau chant. Nous plions nos affaires et retour au campement. Petit déjeûner. A 5h10, Serge a eu la visite de la police qui nous attend pour partir. Patrouille n°6 – 6h00 c'est parti, le soleil se lève aussi. Patrouille n°7 nous passons à proximité de la « jaille » où se consument les ordures qui répandent un immense voile odorant sur toute la vallée. Patrouille n° 8 Nadine va retrouver le bel officier noir proximité frontière marocaine. Patrouille n°9 arrêt « pipi » zone de travaux dans un oued où l'eau a tout emporté. Nous sommes bloqués dans le village de Morgha. Ils attendent le ministre. La ville est toute décorée – nous qui croyions que c'était pour nous ». Patrouille n°10 arrivée nous repartons et repassons à proximité du pont écroulé. François s'arrête pour faire le plein de sable dans une bouteille (échantillon pour son projet de congélation des cornichons ». 11h Arrêt pique-nique grillade pommes de terre... Nous repartons à 12h. Patrouille n° 11 (2 motos). A Naama Philippe réussit à photographier les statues sur les rond-points ainsi que le château d'eau en construction. 14H15 nous croisons le convoi du ministre, une dizaine de voitures rutilantes dont des 207. Des véhicules avec escortes nous doublent. Patrouille n° 12 nous passons à proximité du « chott Chergui ». Arrêt à Bougtob, les deux autres véhicules sont aussi arrêtés (c'est un voyage d'étude Italien pour le chemin de fer). Attente de la relève n° 13, elle arrive et c'est reparti, nous traversons le chott. La brigade et les italiens s'arrêtent mais nous continuons. Nous sommes rattrapés en attendant la patrouille n°14 pour Saïda. Patrouille n°15 à la sortie avec les italiens. Patrouille n°16 le ciel est légèrement nuageux. Patrouille n° 17 nous traversons de grandes plaines agricoles, les céréales sont presque mûres, les cigognes sont sur leurs nids. Traversée de Frohon ? Champs de vigne, pommes de terre. Nous arrivons à Mascarat, grande ville à flanc de colline, reste à trouver où l'on va dormir. Il n'y a pas de camping. François est parti faire le plein pour le camion. Nous l'y rejoignons pour pose pipi. Nos anges gardiens ont disparus. Il est décidé de prendre la direction de Boufatis et de trouver un campement le long de la route. Paysages montagneux, superbes. Enchaînement de vallées. Nous essayons de nous arrêter dans un chemin qui mène à une ferme mais le propriétaire refuse que nous nous installons là. Une voiture arrive et nous informe que c'est interdit de camper à cet endroit. Ils nous ouvrent la route jusqu'à Sig où nous retrouvons la patrouille n°18. Arrivés à Sig, ils nous conduisent devant la gendarmerie en attente de leurs décisions. Quelques pas de danse sur le trottoir pour passer le temps. Il est finalement décidé d'aller dîner sous escorte – soupe, poulet frites, bananes et c'est reparti. Nadine est prête à régler mais le patron lui dit de laisser. Mais elle est ensuite rappeler par un policier et retourne avec lui pour régler la note. En sortant un jeune lui brûle la main avec une cigarette, le policier réagit très vite et lui donne une claque magistrale. Patrouille n° 19 nous partons donc pour la ville de Boufatis où Philippe a vécu sa petite enfance, chez le frère de « Schadock » puisqu'il n'y a pas moyen de trouver un camping ou un hôtel. A 23h les deux 4X4 sont dans la cour. Les filles s'installent dans la pièce commune pour la nuit et nous dans la cour car la fatigue se ressent après cette journée mouvementée.

Jour 14 – Vendredi 25 avril
Après une bonne nuit, le groupe se réveille tranquillement. Petit déjeûner dans la cour. François va cherchez 4 fûts de 200 litres de fuel et fait le plein (en fait il a dû en faire cadeau à la douane. Dommage à 0.13 € le l. ça valait le coup. « Avoir essayé n'avoir pas pû ! ». En attendant nous faisons un petit tour en ville. Tout le monde se retrouve à la maison, direction le cimetière (dur, dur pour Philippe). Le cimetière est laissé à l'abandon et certains caveaux ont été pillés. Nous remontons voir la maison où la famille a vécu. Les propriétaires nous accueillent avec gentillesse et n'hésitent pas à faire visiter la maison (qui n'a pas changé dans la disposition des pièces, le fauteuil du grand-père de Philippe est dans l'entrée) à Philippe. Nous sortons dans la rue et remontons à la mairie en passant devant l'école avec la cloche et les murs qui sont en partie écroulés suite à un séisme (2006). La mosquée coiffée de nids de cigognes était l'ancienne église. Il va être midi, nous nous apprêtons à prendre la direction d'Oran. Philippe et Kouéder (le frère de Schadock) vont rencontrer la nounou de Philippe (en fait elle avait 12 ans quand Philippe avait 4 ans). Nous partons avec la patrouille n°20. Nous traversons Oran avec les sirènes. Ils nous font traversés la zone portuaire pour nous faire ressortir devant le port de pêche où se trouvent les restaurants. Arrêt sur parking où nos anges gardiens nous quittent et nous nous dirigeons vers un resto pour déjeuner. Ensuite un petit tour sur les hauteurs d'Oran sans nos anges gardiens. Les derniers pleins de fuels faits direction le port pour l'embarquement. Les gardiens du port m'invitent à partager le coucou avec un dessert sucré, ils fêtent la naissance du 1er fils de l'un d'entre eux. Colette me rejoint. Nous amenons le dessert pour partager avec les copains. La file de voitures avance, entrée dans le hall de la douane. Michèle sympathise avec le chien du douanier. 17H25 nous embarquons, les 4X4 et le camion en dernier en marche arrière. Nous attendons pour récupérer nos affaires dans le camion. Retour dans la cabine, douche et nous retrouvons le groupe dans le hall d'information. Repas tous ensemble puis diaporama dans le salon « non fumeur » Visite de la timonerie par groupe de 5. Il est minuit, au dodo.

Jour 15 – Samedi 26 avril
Réveil matinal – 1 heure avant l'heure pour nous, Nadine, Josette et Alain mais nous nous sommes rencontrés dans les coursives. Petit déjeuner tous ensemble. Serge débarque seul – à pied – puisqu'il doit prendre le train pour Barcelone. Passage à la douane et sortie du navire rapide. Il est 9h et c'est parti pour le retour. Ciel bien dégagé, champs de vignes, fruitiers. Après l'autoroute nous prenons les nationales. Les Pyrénées sortent des nuages devant nous, orangers, puis oliviers. 13H45 pause déjeuner dans un resto connu de Jo. Très bon repas, copieux, sympa . Un de ses cousins vient rejoindre Jo . Michèle n'a pas digéré les deux croissants de ce matin. Avec Alain nous nous dévouons pour terminer sa crème brûlée. A 15h40 nous repartons pour bivouaquer dans les Pyrénées espagnols afin d'être frais pour prendre le train à Toulouse. Colette demande à faire une pause. Nous repartons, les cimes se dégagent et laissent voir un beau manteau blanc. Nous arrivons dans le Val d'Aran. Jo souhaiterait que nous bivouaquons près du tunnel de Vielha mais celui-ci est fermé pour les camions de 22h à 6h. Nous repartons donc plus loin pour stationner à la sortie d'une ville puis sur une petite route derrière un cours d'eau le long d'une prairie. Nous commençons à préparer le repas et le camping mais le propriétaire arrive et François discute avec lui. Il ne veut pas que nous restons là. Ensuite c'est une voiture de police qui arrive. Après discussion avec François, nous retournons sur le parking sur le bord de la grande route où nous nous installons pour le repas. Colette et Chantal dorment dans les 4X4, Jo sur un ramballeur, Philippe sur le toit de son 4X4, François sur un lit pliant et les autres dans le camion sur les matelas pneumatiques. Le matelas ne me convenant pas je rejoins Jo sur le foin. Il fait frais.

Jour 16 – Dimanche 27 avril
François vient nous réveiller, dur, dur... pour tout le monde sauf Colette qui a passé sa meilleure nuit ! Le café vite fait, on repart Toulouse 170 kms. Nous nous arrêtons dans une station service, petit déjeuner et en route pour la gare. Jo s'est perdu dans la ville, le GPS ça sert... Nadine et Alain prennent les billets. Nous disons « au revoir » à nos trois chauffeurs et en voiture. Le train démarre direction Nantes. Alain a prévu une revue de presse. Profitant d'une halte de 20mn à Bordeaux, je vais avec Josette acheter des sandwiches. Le temps s'assombrit, quelques gouttes. Nous somnolons la plupart du temps. Nadine souhaite via son portable l'anniversaire de sa fille. Arrivée à Nantes, 10 mn pour changer de train direction Le Mans pour Nadine, Josette, Colette, Michèle et Alain. Il n'y a pas de temps à perdre.
Pour nous Violaine nous attend et direction Couëron.
Et voici la fin de cette aventure ....

TOUTES les photos du l'expédition (cliquez ici)...

FRANCE - ALGERIE - MALI - Janvier 2007
...plus de 6 000KMS pour l'entraide humanitaire.
Trois semaines trés mouvementées où les consignes de sécurité algériennes ont parfois mis à rude épreuve notre volonté et notre enthousiasme. Les efforts du Croissant Rouge algérien et la tenacité du groupe sont venus à bout de ces complications. Mission réussie.

LIRE LE COMPTE-RENDU COMPLET !!!

[communiqué de presse AVANT le départ...]


Lettre d'ALGER - Retour du Raid Taflist
Février/Mars 2005
de Rachid Boudjemaa à ELGID (reçue le 14 mars 2005)

BONSOIR GRAND SEIGNEUR DU SUD

Hello mon tres cher frere,

Je suis desole de ce leger retard a te repondre j'avais qq ennuis avec mon micro. Je suis toujours tres heureux de recevoir de vos nouvelles a tous et surtout de savoir que vs etes bien rentre au bercail. Je viens de visiter votre site qui est tres magnifique et tres instructif les photos sont superbes mais j'etais triste de ne pas decouvrir celles d'alger ce qui ns aurait comblés de joie. Malgre ca je dois presenter mes sinceres felicitations a ton artiste de gendre PATRICE car c'est un travail
de grand professionnel.Sachez que vs serez toujours les grands bienvenus chez moi a tous moments autour d'un bon plat typiquement algerois.

Je vais prendre la direction du plus grand aquaparc d'algerie je te ferai visiter si tu viens de nouveau me rendre visite. Embrasse ts nos amis communs et plein succes ds ts ce que vs entreprendrez pour encore de grandes aventures sudistes.
Sois persuade de toute ma sincere et grande fraternite embrasse YOLANDE de notre part !

Doudja boualem et Rachid
P.S : LES HANDICAPES A COMMENCER PAR MOI QUI ONT BENEFICIE DE VOTRE GRANDE GENEROSITE VS REMERCIENT BIEN FORT POUR CE GRAND GESTE SI NOBLE.
ENCORE UNE FOIS MILLE MILLE MERCI A VOUS TOUS !

Aide au Mali- Reconstitution d'un cheptel
Décembre 2003 / Janvier 2004
Photos du Mali en ligne

mali déserttente touaregs

Tribune libre à Josette Mariès
"Faut-il qu’un peuple disparaisse, pour savoir qu’il existe ?" - Mano Dayak

Nous y sommes allés à ECHAGH dans la vallée d’ANCHAWAG.
Nous avons vécu avec eux, peu, mais assez pour nous rendre compte de leurs conditions de vie difficiles.
Pour ces gens, pour ces bêtes semi-nomades, la canicule, le manque d’eau, le besoin en nourriture et souvent la faim sont là au quotidien.
L’herbe poussée grâce à l’hivernage est déjà jaunie.
Les éleveurs craignent déjà pour leurs animaux, les mois de grosse chaleur.
L’argent manque et pourtant ils nous ont demandé de reconstituer le cheptel de leur communauté. C’est donc qu’ils ont encore confiance en l’avenir !
Ils nous ont accueilli comme des messies.
Ils avaient collecté le matériel nécessaire pour monter 6 tentes qui étaient destinées à nous loger.
Ils avaient fait venir des chameaux pour le plaisir des yeux, pour la parade, pour la promenade, pour les yeux.
Ils avaient embauché un cuisinier pour nourrir notre petite troupe européenne.
Ils avaient acheté du thé, du riz, tué quelques animaux…
Ils avaient dû payer les services d’un berger pour acheminer leur mini-troupeau du marché de Djebok au campement.
Que leur a-t’on laissé ?
- Un peu d’argent
- Des cordes
- Des vêtements
- Des chaussures,
-Quelques fournitures scolaires,
- Quelques cadeaux : savons, eau de cologne, bijoux, perles…pour les femmes
Et sûrement le regret de ne pas être resté plus longtemps.
Comment leur prouver que nous nous intéressons à leur sort, que nous avons de l’affection pour eux ?
Comment peut –on les aider ?

- En améliorant leurs puits ?
- En faisant en sortent qu’ils apprennent à nourrir et à soigner leurs animaux ?
- En les incitant à essayer le jardinage ?
- En collectant des remèdes simples pour les gens : nivaquine(Palu), aspirine (remède miracle) ?
- En mettant en place un commerce de travail artisanal.
Quand on leur a apporté l’argent nécessaire à l’achat de 240 bêtes, on pensait vraiment les aider …
Mais ils n’ont pas tout acheté au foirail de Djebok, seulement 13 brebis et 8 chèvres et nous étions un peu déçus.

Mais il faut comprendre :
Ils doivent choisir-sélectionner selon leurs critères de choix.
Ils ne veulent pas payer trop chers, donc attendre les époques les plus favorables.
Il n’est peut-être pas facile d’intégrer dans un troupeau déjà constitué, des têtes nouvelles.
Un troupeau trop important participe à la désertification…
Des voisins envieux cherchent à leur créer des problèmes…
Alors où sont les solutions ?
2 pistes
s’ouvrent à nous à présent car nous ne pouvons pas être indifférent à leur sort ?
- Donner la possibilité à un d’entre eux de faire un stage de technicien d’élevage de manière à ce qu’il soit capable de soigner des bêtes.
- Chercher les moyens d’améliorer leurs puits ou d’en creuser d’autres.
Josette Mariès....de retour du MALI

NOUS !
EUX !

Dans nos corbeilles à papier s’entassent des papiers publicitaires qui ont coupé nos arbres.
Nos enfant perdent gommes, règles, stylos que nous remplaçons avec complaisance.
Nos fruits pourrissent dans les cageots du marché, quelques fois sur les arbres.
Les vêtements encombrent nos armoires.
Les mères ne raccommodent plus.
Les jeunes changent leur t.shirt et les empilent dans un coin pour d’autres plus à la mode.
Notre pharmacopée déborde de médicaments anti-stress, cardio-vasculaires, contre l’insomnie, le diabète, le cholestérol….

Là-bas, on pleure un arbre mort qui avec un autre arbre mort laisse approcher le désert.
Les enfants du SAHEL mendient un cahier, un crayon et se battent pour un bic.
Là-bas, un enfant mange 1 ou 2 fois, tous les 3 jours.
Eux n’ont qu’un seul vêtement, un boubou de couleur et dessous des guenilles.
Eux n’ont rien.
L
es soins sont trop loin de chez eux, alors ils souffrent de maux de tête, de maux de ventre, de rhume, de maladie de peau

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elgid guide accompagnateur dans les déserts d'afrique, raids en 4X4, tous terrains, moto cross et quad . L'avanture dans les dunes du sahara
que ce soit en algérie, au maroc, en europe, au mali, en mauritanie ou encore en libye...les expéditions dans le maghreb