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VOYAGE
HUMANITAIRE chez les SARAHOUIS
au camp de réfugiés d'Haouza avec l'association des Amis
de la RASD
du 12 au 27 AVRIL 2008
TOUTES
les photos du l'expédition (cliquez ici)...
Membres du groupe : Nadine, Josette, Colette, Michèle, Chantal,
François, Philippe, Joaquim, Bernard, Alain et Serge.
Vendredi 11 avril
Après le petit déjeuner, nous voici à « La
Chauvinière » devant les Ateliers Municipaux du Mans où
sont stationnés les deux 4X4 et le camion.
Nous faisons connaissance des trois chauffeurs :
François le chauffeur de l'ex-camion de pompiers
Joaquim un copain d'enfance à François et Philippe l'opticien
qui offre un tee-shirt et une veste à chaque membre du groupe.
L'entrée dans les ateliers est difficile pour les bénévoles
qui viennent pour charger le camion et la remorque. Les consignes suite
à des vols et au changement de la municipalité sont strictes.
Nous commençons à préparer les palettes de matériels
scolaires (bureaux) sur la remorque.
Pendant que François va faire réparer le pot d'échappement
du camion qu'il a perdu en venant, on nous prête une machine à
sangler les colis, grâce au chauffeur du fenwick. Avec Philippe
et Jo nous passons notre « CAP » de magasiniers-coliseurs.
A midi pratiquement tout est chargé sur la remorque, reste les
cartons à mettre dans le camion. Le sahraoui « Didi »
qui habite au Mans est là. Il déjeune avec nous le midi
chez Josette et Alain.
A 14h30, retour pour compléter le chargement – cartons de
fournitures scolaires, très belle dotation de l'entreprise où
travaille Michèle plus des denrées alimentaires (30 kgs
de pâtes etc...)
A 18h30, tout est sanglé et enveloppé (avec film plastique
sur la remorque).
Tout le monde se retrouve chez Alain et Josette avec quelques bénévoles
et Régine pour dîner ensemble.
La « petite Colette » est absente, dommage. L'autre Colette
a déclaré forfait à cause d'une angine et fièvre.
La jeune professeur Clarisse ayant peur de ne pas être revenue le
lundi pour sa classe s'est désistée, dommage. 11 au lieu
de 13.
A 23h30 après avoir bien discuté et rigolé ensemble,
initiation collective à l'apéro tradition « Elgid
» (cri de ralliement très discret), au dodo car demain c'est
le grand jour.
Jour 1 - Samedi 12 avril – 830 kms
Réveil, toilette, dernière douche avant 15 jours ? La photo
avant le grand départ. 9h30 c'est parti direction Antarès
pour photo groupe avec les journalistes. Le ciel se couvre par moment,
nous essuyons quelques grains.
Nous roulons gratis sur les autoroutes françaises, quelques haltes
toilettes, café.
Il est décidé de filer au maxi en direction de l'Espagne.
Nous nous arrêtons manger vers 20h dans un restaurant espagnol,
très bien.
Nous filons en dehors des autoroutes (prix à notre charge en Espagne).
Vers 23h, nous nous arrêtons planter le camp à environ 60
kms de Burgos en campagne à proximité de la statue d'El
Pastor. Implantation dans le noir à la lumière des phares
des 4X4. Il ne doit pas être loin de 23h30. On entend la musique
d'une boîte de nuit à côté.
Bien fatigués, on devrait bien dormir même si les 4X4 sont
confortables à 4. Nadine est avec François dans le camion
(bonjour les oreilles!).
Le 4X4 de Jo est équipé d'une pompe électrique et
douchette, très déco.
Jour 2 - Dimanche 13 avril – Panne
à 40 kms + 750 kms
Nuit très fraîche, temps couvert, vent et neige. Petit déjeuner
spartiate (café debout mais le café de Clacla est excellent).
Pliage des tentes à jeter Décathlon, heureusement qu'Alain
sait plier ce modèle car ce n'est pas évident.
A 9h tout le monde est prêt. Nous voilà partis, ça
roule jusqu'au moment où sur la route : un morceau de ferraille
, un arbre de transmission ?.. A qui appartient-il ?
Au camion de François !.
Philippe part avec son 4X4 à Burgos avec ses passagères
et Michèle comme interprète voir ce qu'il peut trouver .
Les pompiers les accueillent et proposent leurs services.
Pendant ce temps, François a téléphoné à
son copain Jean« garagiste » d'Albi. Il doit venir avec du
matos. Philippe repart avec Jo pour faire souder les morceaux en notre
possession (fonte aciérée ?),
Pendant ce temps nous renforçons le sanglage des bureaux.
Le vent est assez fort sur le bord de la route, en face de nous des éoliennes
tournent à plein régime. Nous nous réfugions dans
les 4X4. Colette est native de Blain et connaissait très bien Josy
dans sa jeunesse, (elles jetaient même des cailloux ensemble.)
13h30 la pièce est ressoudée mais chaude. Nous attendons
pour remonter pour avoir une 2ème chance avec la pièce qui
doit arriver d'Albi avec de la bonne boulonnerie. Nous mangeons en attendant.
Petite balade au village d'à côté . A 18h Jean le
copain arrive avec le 2ème cardan qui n'ira pas ! Nous décidons
de remonter la pièce soudée avec la boulonnerie neuve. Le
temps s'est détériorée, averses de pluie et grêle
la température s'est nettement refroidie.
A 19h15 nous repartons. Tout doux, arrêt, contrôle, resserage
et c'est reparti. Jean fait demi-tour Il sera même flashé
par un radar sur la route du retour! Sur les cimes la neige est restée.
Sur l'autoroute les sableuses sont en action (un chasse-neige dixit Michèle
qui s'y connaît !... Elle avait livrée à temps les
lames de polyuréthanne!). Nous roulons jusqu'à 23h pose
resto-route, Philippe achète une carte et l'on s'aperçoit
que nous nous sommes rallongés sérieusement. En fait depuis
hier le GPS nous disait de tourner et il avait raison.
Nous contournons Madrid sans trop de problème mais vers 4h François
nous signale un problème d'éclairage. Nous sortons de l'autoroute
afin d'essayer de régler le problème (fusible cramé,
faux-contact inter). 4h20 nous sommes repartis, nous somnolons pendant
que Philippe conduit.
Jour 3 - Lundi 14 avril – suite de
la nuit et journée
Arrêt de François pour détente. Nous arrêtons
à l'aire plus loin. 5h30 petit déjeuner. Les 2 autres véhicules
passent et s'arrêtent sur l'aire d'après, pour, on le saura
plus tard, dormir... Nous, nous repartons un peu plus tard et galopons
pour rattraper les copains. Vers 6h nous ne les avons toujours pas rattrapés.
Téléphone à François, en fait François
nous apprend qu'ils se sont arrêtés pour dormir. Nous sommes
à 80 kms d'Alicante. Le jour se lève. A 8h30 après
avoir stationné le 4X4 (avec ticket) le long du remblai, nous voici
sur la plage les pieds dans la Méditerranée. Nous profitons
des agrès mis à la disposition des « seniors »
sur la plage. Colette nous offre le petit déjeuner – pain
grillé, croissants, confiture. François nous contacte, ils
arrivent sur le port. Nous les rejoignons, dans la file d'attente, prenons
quelques encas puis nous nous étalons sur le goudron.
Serge, le 11ème du groupe, contacte Nadine par téléphone.
Il nous rejoint. Il montera dans le 4X4 de Philippe. Rencontre avec un
Sahraoui d'Haouza qui discute avec nous, surtout avec Michèle et
Nadine en fait, c'est un peu normal puisque ils discutent en anglais.
Vers 18h30 les véhicules commencent à entrer dans la zone
d'embarquement puis à monter à bord. Le camion est parqué
de côté pour rentrer à la fin après quelques
explications techniques sur le « pont garage ». Le camion
est bien stationné. Je discute avec les matelots sympas. Nous montons
au « pont 6 » pour rejoindre les cabines (un peu perdu, il
y a une 2ème classe fauteuils et même une 3ème classe
coursives (paquets et humains en vrac).
Nadine a récupéré notre carte d'embarquement pour
réserver la table, dessus est notée le code pour ouvrir
la porte....Heureusement Chantal est à l'intérieur de la
cabine Après une bonne douche nous montons assister au départ.
A 20h le navire est déhalé et pointe vers le large (le navire
a été construit en Espagne en 2005). A 20h30 dîner
: soupe très bonne, poulet reconstitué (poulet à
l'élastomère de polyuréthanne dérivé
de produits élaborés par l'entreprise de Michèle
– ouverture de nouveaux marchés...) avec purée, portion
« vache qui rit » et « danet », le tout arrosé
de Château la Pompe. Retour dans la piaule après avoir changé
d'heure (1h de moins en Algérie). et fait la page d'écriture
puis dodo. La TV de la cabine voisine est assourdie par la ventilation.
Nous avons du sommeil à récupérer. Demain debout
à 5h petit déjeuner, débarquement prévu à
6h.
Jour
4 – Mardi 15 avril – 341 kms
Après une nuit de repos (bonne nuit), arrivée à Oran.
Réveil à 5h15. Nous montons prendre le petit déjeuner.
Michèle est déjà installée. Le steward nous
annonce sa présence dans le hall d'entrée. C'est vrai que
nous avons tous le même teint (un peu peau rouge !). Le reste du
groupe arrive au fur et à mesure. Petite toilette. Le navire se
présente à quai à 6h15/6h30. Début du débarquement,
le camion en dernier. Nous attendons sur le quai, je discute avec le «
Pacha » , il regrette que je ne suis pas allé le voir à
bord. Il nous aurait accueilli, moi je ne regrette pas je m'en veux.
A 8h nos 3 véhicules sont sortis de la file. Page d'écriture
pour les douaniers (fiches passeports de tous), attente contrôle.
Nous rencontrons un 44, il tient un restaurant aux Dervallières
et a habité Couëron, la maison de Mme Cussonneau près
du C.A. Philippe retrouve une ancienne connaissance Schadock qui l'a connu
tout petit en Algérie, il a été à l'école
avec son père. Que d'émotions.
A 11h40 les formalités semblent finies bien que Radine avait déjà
tout préparé, il manque toujours quelque chose. Les responsables
du « Croissant Rouge » sont présents. A prévoir
pour la prochaine mission : équipements de pêcheur à
la ligne et jeux de boules ou palets (donner l'impression que nous aussi
nous avons le temps).
Il reste à attendre l'escorte. A 12h15, la patrouille n°1 est
là mais nous n'avons pas pu faire le change car la banque était
fermée.
Nous sortons avec 3 motards (BMW dont 1 neuve) qui n'hésitent pas
à utiliser leurs klaxons arrêt un peu plus loin, changement
d'escorte n° 2. 13h30 nous repartons avec 2 véhicules de police
cette fois. De grands travaux le long de la route, autoroute en cours
de construction.
13h45 arrêt repas dans une ville à Djerienne Meskine. Une
salade et une grillade arrosé à l'eau ou à l'orangeade.
Vite fait bien fait, à 14h25 nous repartons. Nous nous arrêtons
pour déposer un « stoppeur » que les policiers avaient
pris avec eux. Arrêt pour la patrouille n°3 (1 voiture et 3
policiers). Nous voyons des champs de blés, oliviers, des vignes,
troupeaux de moutons, de vaches (hollandaises et normandes) avec berger.
Poste de contrôle police locale (couleurs des poches différentes
– info donnée par Colette), des cigognes perchées
sur leurs nids ou posées nous regardent passer. Escorte n°4
(2 véhicules 4 ou 5 policiers en armes, gilets pare-balles).
17h30 après avoir fait le plein de carburants (0.13 € le litre)
– j'ai voulu en ramener dans des bouteilles d'eau mais Alain n'en
a pas trouvé de vide - achetés des oranges accompagnés
par nos anges gardiens, nous voilà repartis (les soudures extérieures
de l'arbre de transmission sont fissurées – Inchalla! A ne
lire qu'au retour). Michèle a demandé à un policier
pour essayer le gilet, 1e gradé pas d'accord.
18h Relève de l'escorte. La n° 5 est moins armée, sans
gilet pare-balles. Pose pipi pour ... SMS d'Enora : soleil à Nantes
sans la température. Nous longeons le Chott d'Ech Chergi, grande
étendue de sables mouvants. Arrêt relève patrouille
n°6 – 70 kms – Alain et Jo repartent dans un véhicule
de police acheter du pain.
19h25 Arrêt relève patrouille n° 7 – 40 kms. Le
soleil se couche.
20h05 Relève patrouille n° 8 – 20 kms. Nous doublons
un cycliste casqué sans lumière.
20h30 Arrêt à proximité d'une caserne le long de la
route sur un terre-plein gravillonné à Naama. La police
nous souhaite une bonne nuit. Rendez-vous le lendemain à 8h30.
Nous installons le campement à la pile électrique et clair
de lune. Le « navarin d'agneau » est à chauffer lorsqu'arrive
un militaire et un autre (gradé en survêtement) qui nous
demande les passeports immédiatement. François négocie
: que ceux des chauffeurs, il nous parle en français mais demande
un interprète puis il veux que nous changions d'emplacement, refus.
François réussi à s'arranger, cela jette un froid.
Un quart d'heure plus tard, il revient, plus calme, demande le nombre
de femmes et d'hommes. Il confirme que 2 militaires surveillent notre
campement et repart.
Nous nous couchons et au dodo. Les chiens gueulent, bruit de véhicules
sur le goudron. Une patrouille passe voir si nous sommes biens installés.
Bon allez au dodo.
François m'a donné une bonne leçon de gestion de
tension même avec des « autorités » tenir tête,
ne pas se coucher, sans aller jusqu'au conflit.
Jour 5 – Mercredi 16 avril –
566 kms
Arès une nuit ventée, le campement se réveille vers
7h. Philippe a préparé le café après avoir
dormi sur la galerie de son 4X4. Vers 8h nous sommes pratiquement prêts,
les militaires nous ont ramenés les passeports sans commentaire.
A 8h25 la patrouille n°9 est là. Nous repartons sous un temps
gris et un vent de sable. Nous sortons de Naama : construction d'un château
d'eau – échafaudages super, étais confectionnés
avec des troncs d'arbres. Nous longeons une voie ferrée, dans des
étendues désertiques, quelques troupeaux de moutons, une
zone montagneuse, un peu plus loin patrouille n°10 , quelques gouttes
de pluie.(juste le temps de le dire!)
9h40 arrêt raccord cuivre sur air comprimé fuyard (circuit
freins) du camion. Démontage, limage et remontage et c'est reparti
à 9h55. Le feuilleton des olives commence...
A 10h20 patrouille n°11 nous passons dans un oued qui a emporté
les 2 ponts en béton : tabliers tombés (rails et route)
nous changeons de paysage. Beaucoup plus chaotique et tourmenté,
superbe.
10h37 patrouille n°12 – 1 voiture
11h30 patrouille n°13 – 1 voiture
12h30 patrouille n°14 – 2 voitures – qui se fait attendre,
changement de région. Nous faisons connaissance d'un infirmier
qui nous fait visiter son dispensaire. Il met du sérum dans les
yeux de Michèle (allongée sur la table de soins elle a craint
la noyade ). Josette lui donne du paracétamol. Il a fait ses études
à Metz où réside sa famille. Il y retourne pour les
vacances. Les filles profitent des toilettes. Nous repartons en longeons
les deux voies ferrées – l'ancienne étroite et la
nouvelle en cours de construction par les chinois.
13h00 arrêt poste contrôle plus demande des passeports de
tous.
13h14 patrouille n°15 nous repartons. Arrêtons aussitôt.
Le 4X4 de Jo a disparu. Michèle était partie faire du change,
nous nous arrêtons encore à la sortie de la ville pour la
pose pique-nique entre 13h30. A 14h20 tout est rangé après
le café.
15h11 nous repartons avec la patrouille n°16 – 2 véhicules
et 8 personnes. Poste de police avec herses sur la route, sentinelles
casquées et en armes.
16h Arrêt à Béchar, plein de gas-oil puis en ville
pour ravitaillement en eau, pommes de terre, tomates avec Nadine et le
beau policier avec François – oranges, pommes et olives.
17h nous sommes repartis et allons louper le 1er Salon de l'Automobile.
17h40 patrouille n°17 – 2 véhicules et 4 policiers
18h10 patrouille n°18 – 2 véhicules et 4 policiers
18h25 patrouille n°19 – 2 véhicules et 4 policiers
Nous passons à proximité d'oueds verdoyants puis grandes
étendues désertiques. Enfin nous voyons un troupeau de dromadaires,
il est 18h50 arrêt vite fait pour photos.
19h24 arrêt pour discuter du lieu de couchage, photo soleil couchant,
le plat infini autour de nous. On repart pour 60 kms. Les militaires ne
veulent pas nous laisser là. Colette qui a gardé ses lunettes
de soleil plus les vitres fumées croit que la nuit est tombée.
Serge somnole les écouteurs sur les oreilles. Chantal fait la vigie
pour signaler d'autres dromadaires. Au lieu d'écouter Bernard raconter
ses conneries, Philippe met le CD de Serge et nous en profitons tous.
A 20h30 nous arrêtons à côté d'une caserne et
montons le campement. Nous mangeons sur le tapis et matelas, il fait bon.
Vers 22h Philippe prend des photos avec flash, 5mm plus tard arrivent
2 militaires avec leur chien. Celui-ci marque son territoire sur la tente
de Colette et Michèle « un vrai pompier ». L'ambiance
est détendue, musique classique.
Vers 23h dodo. Philippe part sur la colline un peu plus loin pour dormir
sur sa galerie.
François, Michèle et Nadine prennent l'option « belle
étoile » sur les matelas. La caserne d'à côté
est alimentée par du photovolcaïque, la toiture
tôle est calée par des pierres (beaucoup de pierres). A demain.
Jour 6 – Jeudi 17 avril – 621
kms
7h Le campement se réveille tranquillement. Le préposé
au café (Philippe) est déjà revenu (sans l'entendre).
Nadine a perdu ses lunettes (qu'elle retrouve !). Jo bosse son CAP de
plieur de tente. Michèle essaie mais s'arrête à la
phase 3. Un semi-remorque passe sur le goudron chargé de chameaux,
Nous sommes prêts, reste la patrouille n° 20 que nous attendons.
En fait elle ne viendra pas. 8H00 le temps est superbe. Michèle
dans le 4X4 a pris la place de Serge. Philippe nous sort un CD d'Amadou
et Myriam. La route est belle, François et Nadine sont loin devant,
nous profitons de cette liberté, de ces superbes paysages, de cette
lumière... Idir en fond musical. Le pied. En fait on pourrait s'arrêter
là ...mais non il faut continuer même le poste de police
est dans la même ambiance. Ils nous regardent passer avec un amical
signe de la main comme dirait Nougaro « on frôle pas la note
mais l'instant bleu ». Une brigade nous attend, la patrouille n°
20 (2 véhicules et 4 policiers). Arrêt dans une ville caserne
pour prendre en photo les dromadaires dans le semi-remorque arrêté
faire le plein + semi de foin.
11h Arrêt pipi dans les dunes. Notre brigade s'arrête pour
faire le plein. Les seuls habitants que nous voyons dans le village sont
des militaires.
12h Arrêt pique-nique sous un arbre.
13h Nous sommes repartis. Nous avons roulés 300 kms depuis de matin.
14h15 Patrouille n° 21 le désert nous laisse sans voix au fur
et à mesure que nous approchons de Tindouf. La végétation
réapparaît, nous apercevons des habitations et camps militaires.
Nous sommes à 10 kms de Tindouf.
16h25 nous passons la pancarte Tindouf. Nous retrouvons Mahmoud qui est
accompagné du représent du Front Polisario en France. Re-formalités
au poste avec n° de chassis des véhicules et tout et tout (police
Interpol). Le drapeau Sahraoui est mis à l'arrière de la
remorque.
17h15 Nous repartons pour les camps cette fois. Le responsable de la police
nous rattrape, il rapporte la paire de boucles d'oreilles (usagées)
à Nadine qu'elle avait laissée sur le pas de la porte.
17h45 Ca y est, nous sommes dans les camps. Re-arrêt problème
injection, nettoyage filtres, nous repartons.
18h30 Nous voici arrivés dans le camp d'Haouza. Le maire qui vient
de se marier nous accueillent. Douches (2) dans le centre d'accueil pour
tout le monde. Pour les chauffeurs, contrôle des injections et de
la mécanique. Le soir tombe doucement. Nous attendons pour aller
boire le thé.
20h30 Nous avons dételer la charrette (dixit Mahmoud) et filons
à la mairie où nous stationnons les véhicules dans
la cour, puis Mahmoud nous accompagne chez notre famille d'accueil. Le
directeur de l'école avec ses béquilles nous rejoint, il
est accompagné d'un Espagnol qui prépare un livre sur l'histoire
des Sarhaouis. La pièce se remplit, le poêle à charbon
de bois pour le thé, nous sommes une vingtaine, en groupe de 4
ou 5 à discuter. La TV est allumée, un DVD raconte l'histoire
des Sarhaouis, il s'interrompt. Nous avons droit a une 2ème lecture.
Les 3 thés sont distribués. En arrivant ici nous avons pu
voir la situation générale dans les camps (ça ressemble
fortement à ce que j'ai connu en Mauritanie, sauf la langue : l'espagnol).
Les bandes d'enfants viennent nous fêter. Il est 21h30 Joaquim et
Serge se demandent à quelle heure qu'on mange. La bassine et l'eau
sont là, reste le 3ème thé. Josette s'est allongée,
Mahmoud aussi. Ils dorment. Ca y est, le repas arrive. Poulet et frites
+ sauce. Très bon. A je ne sais quelle heure la répartition
pour le dodo. Josette, Alain et moi nous dormons sous la kaïma. Une
jeune vient dormir à côté de Josette. Les chauffeurs
dorment dehors, le restant dans la maison. Une bonne nuit. Philippe avec
l'aide de Josette a mis le diesel en route pour la nuit.
Jour 7 – Vendredi 18 avril
8h Réveil de l'ensemble de la troupe. Beau temps. Petit déjeuner
dans la maison. Cette maison est celle d'un autre maire Bachir, papa de
6 filles et 1 garçon. Nous partons refixer la « charrette
» au camion pour ensuite décharger le matériel scolaire
à l'école et retrouvons la roue jokey de la remorque que
nous avions perdus dans le camion. Nous laissons la remorque vide dans
la cour, triage des cartons ,direction l'hôpital. Josette et Alain
n'ont pas retrouvés les vis et les tournevis pour le remontage
des bureaux. L'hôpital est équipé d'une éolienne
et de capteurs photovolcaïques. Visite de l'installation électrique
(au top avec inverseur, local batteries etc...dotation Italienne ). Salles
et couloirs très propres, lits médicalisés (4 mois
= 100 € salaire du responsable de l'hôpital). Il parle espagnol.
Nous traversons le camp – dromadaires, moutons, chèvres dans
parcs en tôles. Nous arrivons à la station d'eau qui est
captée à 15kms à 120 m. de profondeur(eau salée),
citerne de 100 000 litres, où les camions citernes viennent s'approvisionner,
à côté un petit jardin, blé, pastèques.
Les chèvres et les moutons mangent du plastique. Michèle
devra réfléchir pour son entreprise, il y a sûrement
un marché potentiel pour le plastique mou et chaud. François
négocie pour trouver un pot d'échappement. Retour devant
la Mairie en attendant François parti acheter de l'eau ? Avec Mahmoud.
Nous stationnons les 4X4 dans la cour de la mairie. Mahmoud nous fait
une petite démo de danse avec Nadine pendant qu'Armed vient rencontrer
Michèle. Elle l'avait accueilli l'an passé, il est avec
son papa (qui a été piqué par un scorpion et a de
sérieux tremblements). La télé diffuse un film sur
un mariage. Le thé se prépare, donc nous allons sans doute
bientôt manger. Colette en profite pour prendre une leçon
de thé avec l'ancien. Elle prends même des notes. Josette
et Alain, les 3 chauffeurs et Serge (qui essaie d'imiter le sanglier corse),
sont dans les bras de Morphée. Un DVD racontant les combats Sarhaouis
défile en boucle. Le 2ème et 3eme thé arrivent. Voici
le repas, un grand plat de crudités – tomates, oignons, concombres,
ensuite lentilles, pâtes et viande de chameau présenté
dans de grands plats pour 5. Fruits, yaourts. Très bon. Après
thé, sieste, quartier libre en fait. Travaux de mécanique
à prévoir (olive de freins) pour certains. Les deux capteurs
solaires sont dans la cour pour recharger les batteries . Philippe décharge
ses photos sur son ordi. Nadine et Colette ont fait des heureuses avec
les jeux de cartes, miroirs, barrettes. L'ancien joue à la bataille.
Nadine prépare sa présentation au Walli et ses courriers
de remerciements.
Pour manger, nous avons des petites tables avec fourchettes, cuillères
et couteaux. Nous partons en ville chercher du gas-oil et un tuyau d'échappement
avec Mahmoud. Nous trouvons le tuyau. Après nous allons chercher
du gas-oil. Panne pompe fuel désarmorcée, 20 litres avec
bidon. Pas moyen de redémarrer. 20 litres il démarre. 1
km plus loin re-panne, re-démontage, nous faisons des sauts de
puce jusqu'au parking. Jo et Nadine qui nous ont rejoints se sont perdus
en cours de route au retour. Mahmoud a disparu. Nous nous retrouvons tous,
discussions. Nous devons aller recontrer le Walli. Serge déclare
forfait et va faire dodo. En fait nous y allons avec le véhicule
de Bachir, tous les 10 dans sa land-rover. Le Walli nous accueille avec
sa fille et sa nièce. Il nous fait un récapitulatif de la
situation sahraouis en attendant les 3 thés. Pendant l'allocution
du Walli certains luttent contre le sommeil. Heureusement qu'Alain enregistre
et filme. Après nous allons manger à côté dans
les locaux du protocole – entrée, poulet frites, fruits et
yaourts. La soirée se termine tard. Retour à la maison,
tout le monde dort dans la pièce principale sauf Jo et Philippe
auprès des 4X4. Je dors avec Serge sous la kaïma. La nuit
sera courte.
Jour 8 – Samedi 19 avril
Les chauffeurs, de bonne heure et de bonne humeur, commencent le nettoyage
du réservoir fuel. Mahmoud a amené le nécessaire
(jerricans + tuyaux). Nous en profitons pour démonter et contrôler
la pompinette. Philippe s'est maquillé la moitié du visage
avec de l'huile moteur. Il en a même profité pour en goûter.
De retour à la maison les filles lui prêtent du démaquillant
il en profite, en tant qu'opticien pour faire tomber ses belles lunettes
à damiers et a décroché un verre Il trouve un slogan
publicitaire: Colette ma plus belle façon de voir, en attendant
le verre est parterre!
Re-essais de serrage de l'olive (rappel:pour mémoire:raccord cuivre
du circuit air comprimé.) Légère fuite. Retour à
la maison pour Philippe et moi-même. Le reste de la troupe se prépare
pour le petit déjeuner. Jo et François sont partis avec
Marhmoud re-souder l'attache-remorque qui menaçait de nous lâcher
ainsi que la rallonge tube échappement. Philippe, Serge et moi
retournons au centre d'accueil pour une douche chaude, nous attendons
que l'eau chauffe. François et Jo arrivent à leur tour pour
la douche.
Retour à la maison, préparation du retour à l'école
pour visite des classes et distribution de bonbons, casquettes, lunettes,
ballons... Nadine et Michèle retrouvent une fillette qui est venue
au Mans l'an passé. On retrouve le tournevis et les vis qu'ils
nous réclamaient pour fixer les tables. Visite des classes, les
élèves se lèvent lorsque l'instituteur et le directeur
arrivent. Ils se mettent debout pour entonner l'hymne national. Nous continuons
la visite, des jeunes filles ont même les gants. Photos dans les
différentes classes plus devant le camion dans la cour. Il faut
accélérer, retard vous avez dit retard...! Ca n'existe pas
ici ! La cloche sonne.
Informations fournies par Josette
Nous sommes reçus dans l'école de Smara par le directeur
Moulas et le directeur des Ressources Humaines M. Hamadi. Le nombre d'élèves
est de 29 000.
4000 à 5000 enfants sont en Algérie pour faire leurs études
secondaires. Ils viennent voir leurs parents tous les 3 mois. Les écoles
manques de matériels de labo pour faire exercer et développer
l'enseignement secondaire mais aussi la langue française, car elle
est obligatoire en Algérie dans le Secondaire.
Il y a suffisamment de professeurs 85% sont des femmes. L'enseignement
est totalement gratuite (fournitures comprises). Les enfants (garçons
et filles) portent la même blouse gratuite. Les filles portent le
voile contre le sable et le gardent parfois à l'intérieur.
Chaque jour, elles ont une coiffure différente. L'école
est obligatoire à partir de 3 ans. De 8h l'été et
9h l'hiver jusqu'à 12h – 1 récréation. Distribution
de gâteaux par HCR avec association CHISP.
Nous repartons pour le camp d'Assouert. Le camion va faire le plein et
nous rejoindra. Nous prenons la piste ( il n'y a pas de route goudronnée),
ça chahute pas mal, arrêt à un poste de police perdu
au milieu de nul part, nous traversons un village qui ressemble aux autres,
chèvres, moutons dans parcs en tôle (bidons). Les chauffeurs
dégonflent les pneus des 4X4. Ca tape un peu, nous nous arrêtons
à proximité d'une maison où sont stationnés
deux véhicules neufs des Nations Unies, en fait nous nous rendons
chez Didi. Sa femme nous attend avec son fils et sa fille. Belle maison
avec jardinet où poussent oignons, betteraves, céréales.
Jo cherche le pastis mais il ne le trouve pas. Je lui conseille de garder
ses lunettes de soleil et d'y penser très fort en buvant son verre
d'eau. La maison est coquettement arrangée. La pendule avec ses
deux dauphins fonctionne. La petite fille de Didi marche, elle essaie
même de danser. Jo a mis le diesel en route. Serge recommence à
imiter les locaux corses. Les voisins nous appellent pour un coup de téléphone.
C'est Didi qui est au bout du fil, il est très heureux de savoir
que nous sommes chez lui. Le camion arrive avec les 200 litres de fuel.
Nadine a usé de son charme (elle n'a pas à se forcer) pour
l'avoir gratuitement. L'olive de frein fuit... Le thé circule.
Nous discutons vêtements et coutumes (teinte du visage avec les
habits), mains décorées au henné.
Nous filons ensuite déposer les livres etc... à la bibliothèque
de Mahmoud après avoir laissé chez Didi la machine à
coudre et la gazinière. Nous avons eu un bon repas, l'épouse
très très sympathique et très gentille. Bons échanges
avec la famille, foot avec Youssef. Sa fille commence à marcher.
Réparation de l'olive frein avant le déchargement.
Pour les étagères de la bibliothèque, nous fixons
les montants au plafond. « Avec Bernard on est peinard ».
(Re-olive camion). Départ chez une jeune femme qui est déjà
venue au Mans et qui doit y retourner cette été en tant
qu'animatrice avec Mahmoud. Elle discute avec Josette. Nadine est partie
avec Mahmoud et Philippe chez une vieille dame qui est atteint d'Alheizmer.
Pendant ce temps, l'amie nous confirme l'importance du français
pour les jeunes qui veulent poursuivre leurs études. Le thé
se prépare. Nadine ne revient toujours pas. Le mari arrive avec
un neveu. Le temps de se préparer et Nadine est là. Nous
voilà partis pour passer chez Mahmoud. François devant,
Jo puis Philippe qui prend des photos perd de vue les 2 autres véhicules.
Demi-tour dans le campement, François nous retrouve et nous conduit
chez Mahmoud. Colette s'aperçoit qu'elle a perdu son carnet, moi
qui comptait dessus pour compléter mes écrits Elle retourne
avec François chez la jeune femme mais rien. Nous repartons. Roulons
dans les dunes pour le plaisir. François s'ensable. Nous attachons
avec un cable le camion avec le 4X4 de Jo pour le dégager. En fait
c'est un test pour vérifier la solidité des soudures de
l'attelage. Le soleil se couche, pleine lune. Nous retrouvons le chemin
de l'aller au GPS. La décision de planter le campement dans le
sable est abonné pour ce soir. Retour dans la famille de Bachir.
Philippe réussi à réparer ses lunettes. En attendant
le 3ème thé, préparation du programme du lendemain.
Un bon repas, discussions diverses et dodo. Josette fait appel à
mes services pour sortir les deux cafards qui sont dans la douche/W.C.
Je veille à l'extérieur si jamais il y en avait d'autres.
Les filles dorment dans la même pièce. Mahmoud avec la famille,
il n'aime pas les ronfleurs. Colette surveille les cafards qui pourraient
venir cette nuit déranger Josette...
Jour 9 – Dimanche 20 avril
Réveil tranquille, quelques bricoles (olive et éclairage).
Nous voilà partis pour la douche froide pour tout le monde avec
shampoing. Michèle est partie avec Philippe voir la fillette qu'elle
avait accueilli l'été dernier. Nous voici à Rabouni,
halte pour papiers – commerce de cigarettes. Nous partons visiter
un musée militaire, photos de prisonniers marocains (1977-2002),
maquette de la situation actuelle très parlante, matos de guerre
(du plus petit au plus gros. Alentours des murs de containers, des chassis
de remorques, des carcasses de véhicules (camions, cars etc...)
Nous repartons pour pique-niquer dans les dunes à la visibilité
du poste frontière (camion ouvert). François fait réchauffer
ses olives pendant que nous mangeons le pâté, le saucisson
et le fromage. Après la pause café, nous repartons rencontrer
la poétesse qui n'es pas là. Fabrication d'une oeuvre d'art
avec vieux vélo, chaussures, cageot (le vélo est en fin
de compte celui de son fils). François en profite pour rissoler
encore une fois son olive de frein. Le vent de sable est assez important.
Nous partons au camp du 27 Février faire des achats (tapis, bijoux...).
Visite d'ateliers de femmes fabriquant des tapis, plusieurs métiers
à tisser. Visite d'un atelier de couture Alain et moi nous achetons
un chèche. Retour par les dunes, Colette est scotchée au
plafond. Très jolis paysages. Nous arrivons à Laayoune,
campement plus animé. Boutiques, artisanat. Nous sommes accueillis,
visitons le bâtiment du Protocole où nous dînerons
et dormirons ce soir. Il est décidé majoritairement de visiter
la bergerie mais Jo s'en va se faire raser. Nous attendons donc un autre
véhicule qui va nous emmener à la bergerie et aux jardins.
Ces programmes agricoles sont financés et suivis par le CCFD et
une association italienne et espagnol. Tomates, carottes, orge, élevage
de moutons, le tout sous contrôle d'ingénieurs agronomes
très sympathiques. Dégustation de tomates et carottes. Photos
de la pleine lune superbe au-dessus du puit. Retour au centre d'accueil.
Philippe décharge ses photos sur son ordi. Mahmoud prépare
un thé. Un groupe d'espagnols arrive et s'installe . Jo est revenu
rasé de près. Après le thé nous regardons
une partie des photos de Philippe puis repas en commun avec les espagnols.
Après les crudités, viande de chameau avec riz, fruits et
yaourts. Ensuite suite du diaporama. Il est minuit, le 220V va être
coupé, nous arrêtons la séance. Toilette, seuls restent
quelques éclairages en 12V. (batteries).
Nous rejoignons nos « appartements » pour une bonne nuit alors
que les chauffeurs dorment enfermés dehors.
A demain
Jeudi 10 – Lundi 21 avril
Réveil tranquille – petit déjeuner.(Anniversaire d'une
des jeune filles Espagnoles ) Nous retournons visiter un autre jardin
avec nos guides d'hier. Petit jardin familiale à l'entrée
du camp puis visite de serres bien protégées entre des collines.
Petite balade au sommet, nous repartons (zone de dépôts de
boîtes de conserve, vieux casques, ossements...). Au poste le camion
et le 4X4 de Jo passent sans problème tandis que notre véhicule
est stoppé. Les gars nous demandent nos papiers, ils envoient une
Roover rattraper le camion. Nous attendons son retour pour repartir. Le
reste du groupe sont au jardin d'enfants d'Assouert. Nous arrivons pendant
la distribution de « caramelos ». Nous repartons, j'essaie
de ramener un trophée mais les cornes de biquettes sont trop bien
accrochées à la carcasse ainsi que les sabots de chameaux.
Petites escapades au sommet des dunes, super puis direction la maison
de Bachir où nous devons manger. La poétesse nous attend,
elle parle très bien français, discussion avec elle. Josette
montre aux filles de la maison l'utilisation de la planche à laver
le linge. Le repas arrive, entrée, couscous, fruits et yaourts.
Le lundi c'est sans thé. Histoires plus ou moins drôles,
au fûr et à mesure il y en a 4 qui dorment. Nous attendons
16h00 pour aller faire du shopping, réparation de l'olive et papiers
divers... Je pars avec François au garage tenu par des algériens
très sympas, nous remontons l'olive sur le cuivre et la «
matons », il n'est pas possible de souder au chalumeau, problème
de sécurité. La solution plastique n'a pas tenu. Le cuivre
est calé avec un bout de bois attaché avec du fil de fer
(In'challa). Nous allons nous doucher au Protocole, les filles nous rejoignent
comme nous finissons avec François. Nous partons faire du shopping
et boire un coup (de coca) au café du coin. Philippe, Nadine et
Mahmoud avec Bachir nous rejoignent. Je retourne avec Philippe au Protocole.
François reste avec Nadine pour essayer de mettre les pendules
à l'heure. Il est décidé de retourner chez Bachir
où doit se tenir le Conseil Municipal. Au Protocole, il y a une
réception (d'italiens ?). Nous sommes 25 dans la pièce.
Le maire est présent. Il commence par s'excuser des « loupés
» du fait du Festival du Cinéma à Dakhla qui les occupent
beaucoup (plus intéressant que le jumelage avec Le Mans pour le
maire, jeune marié que nous avons vu qu'une fois), il espère
que la coopération continuera et se renforcera et il nous remercie.
Nadine commence sa prise de parole lorsqu'elle est interrompue par une
personne qui vient demander quelque chose. Elle reprend, le portable de
Marhmoud sonne, interruption, elle réussi quand même à
finir son allocution. Josette demande la composition du conseil. Le maire
lui énumère l'ensemble des attributions des membres du conseil.
Représentants des martyrs, des travailleurs, des femmes, de la
justice. Majorité 21 femmes pour 5 hommes pour le conseil qui se
retrouvent tous les mois. Alain explique son passé au conseil municipal
du Mans. Question : répartition équitable. Réponse
: le quotat est préservé, il est donné en toute égalité.
Une femme voudrait que nous nous présentions, ce que nous faisons
les uns les autres. S'ils sont 20 présents une femme de l'enseignement
offre une peinture qu'elle a réalisé elle-même, à
remettre à Régine pour le bureau de l'association.
Question : quelles sont vos besoins ?
Réponse : La liberté du marché a été
donné du fait de la fin de la guerre, on ne peut pas tout fermer,
chacun de nous a des brides qui les maintiennent, nous sommes tous réunis
pour défendre nos valeurs humaines. On ne veux pas vous gêner
par des demandes. Nous avons des femmes et des orphelins qui n'ont pas
d'aide. La priorité c'est la nourriture, quelqu'un qui a faim n'a
pas le souci de s'habiller. Nous sommes certains qu'une aide alimentaire
sera bien utilisée qu'elle que soit. Nous sommes certains que votre
gouvernement ne vous soutient pas assez mais comptant sur vous pour sensibiliser
plus de gens à notre cause.
Nadine : La farine qu'Elgid a remis à l'école pourrait être
utilisé pour les plus nécessiteux (en fait elle passe le
relais aux femmes). Besoins de médicaments et de chaussures de
sécurité pour le travail. Pendant ce temps, la responsable
du comité de jumelage distribue des cadeaux aux membres de notre
groupe du Mans (collier, bague et porte-clé).
Le Maire :Vous avez passé 4 jours parmi nous et nous considérons
que vous êtes avec nous depuis 1982. J'apprécie cette longue
route de fraternité. Les efforts qui vous ont amenés parmi
nous, je souhaite que la population française fasse pression sur
le gouvernement français qui soutient notre agresseur. Ca me tient
à coeur de vous le dire. Nous sommes victimes de pression que subissent
certaines association et ONG, qui abondonnent leurs soutiens à
notre cause, sachez que nous lâcherons rien et comptons sur vous.
La fille de Bachir : Je vous demande de propager notre cause auprès
du peuple français et de nous ramener ces preuves de soutiens.
François : Note qu'un reportage serait passé à la
TV algérienne.
Le directeur arrive avec son ordinateur portable. Nadine et lui rectifient
les courriers officiels. Jo part faire des photocopies en ville. La cuisine
est éteinte et nous devons manger à l'extérieur.
Le maire et le conseil municipal nous quittent. En fait, le maire réapparaît
un quart d'heure après. Ils s'installent pour travailler sur les
différents courriers à l'ordi avec Nadine et Philippe.
Michèle qui était partie chez la maman de la petite fille
qu'elle avait accueillie revient dans le noir et se « décore
» un genou. Le maire présent responsable des travaux attend
une goudronneuse ! Josette et Philippe assurent les premiers soins (avant
d'engager l'amputation). Nous devons aller manger un méchoui chez
le Walli. Visiblement le téléphone qui a chauffé
cet après-midi a fait avancé le smilblic. Vers 22h00 –
la surprise – le Président de la République Sahraouie
Démocratique Mohamed Habdelhaziz nous fait l'honneur de sa visite
accompagné de 2 journalistes, 1 militaire et le Walli. La caméra
d'Alain n'a plus de batteries, dommage ! Le président qui parle
très bien français souhaite nous inviter mais partant demain
matin de bonne heure, cela ne pourra se faire. Il est très content
d'être parmi nous, lui aussi était pris par le Festival ou
il y avait beaucoup de monde de différents pays. Il souhaite le
bonjour à tous les amis du Mans (Régine). Il est très
content du soutien que nous assurons aux Sahraouis, rappelle que le Mans
a été la premier ville à se jumeler en 82 avec une
ville sahraouie. Il remercie très fort le Mans et Régine,
le maire qui vient d'être réélu. Des cinéastes
algériens repassent de vieux films français en plein air.
Régine doit détenir le record de participation d'actions
avec les Sahraouis. Il félicite Matthieu et me demande s'il est
toujours occupé avec les ordinateurs. La place de la femme sahraoui
est vraiment méritée, c'est vraiment extraordinaire ce qu'elles
ont fait. Je crois que la femme marocaine doit être plus sensible
que l'homme marocain et ne doit pas soutenir le gouvernement marocain.
On ne doit pas arrêter, nous devons continuer. Transmettez tous
nos remerciements. Philippe a sorti une photo de Nadine avec le président
qui lui est transmis et il en est surprit. Il nous quitte. Nous attendons
encore un peu, le directeur revient avec les courriers et le tampon (magique)
qu'il complète sur le tapis. La TV et le DVD diffuse un film relatant
la guerre des Sarhaouis (= bourrage de crâne).
Tout le monde s'apprête à partir. Jo file au Protocole. Nous,
nous attendons Bachir. Grosse discussion entre le directeur et Nadine,
Michèle et François. Il est très en colère
et parle en arabe. Mahmoud traduit. (y aurait-il de l'eau dans le gaz?).
Nous partons en prenant Jo au passage puisque nous sommes invités
chez le Walli. Bachir se perd en route dans les ruelles et les dunes.
Mahmoud demande sa route dans une kaïma. Jo, très remonté,
demande si on tourne un film. 1 thé ça va, 3 thés
boujour les dégâts. Nous retrouvons la bonne piste et nous
nous sommes pliés de rire. Le Walli, le directeur et trois autres
personnes nous accueillent avec la femme du Walli qui fait le thé.
Mouton grillé, riz. Pas beaucoup de discussion, les gens sont fatigués,
ambiance un peu tendue. Avant de partir le Walli nous offre à chacun
un cadeau. Nous retournons sans (trop) se perdre pour dormir, certains
retournent chez Bachir, et les autres à côté des véhicules
dans la cour de la mairie.
La nuit sera courte.
Les chauffeurs comme d'habitude, Josette et Alain ainsi que Chantal et
moi plantons la tente dans la cour.
A demain.
P.S. Le directeur est venu nous dire au revoir lors de notre installation.
Jour 11 – Mardi 22 avril –
890 kms
Réveil matinal. Philippe a préparé le café,
chacun range son bazar, dur-dur. Petit déjeuner, café, cake.
François et Jo partent devant fixer la remorque (qui est resté
dans la cour de l'école) au camion pendant que Philippe finit de
ranger . Mahmoud nous accompagne avec un véhicule du Protocole.
Arrivés à l'école, pas de camion et pas de Jo. Je
sors sur la place, on entend au loin les moteurs, ils sont perdus... Le
véhicule du Protocole va les récupérer. François
voulait se fier aux antennes comme repaire mais elles ne sont pas éclairées...
Nous attelons la remorque au camion, il est 6h00. Nous voilà partis.
Arrivés au poste de contrôle algérien, comme par hasard,
une patrouille n° 1 nous attend.
Question : Comment savait-elle que nous partions de bonne heure ?
Réponse : Le téléphone arabe sans doute !
Nous faisons aux adieux à Mahmoud à la sortie de Tindouf.
Et c'est parti pour le voyage retour, cà roule. Patrouille n°2,
nous retrouvons le même goudron qu'à l'aller, mais dans l'autre
sens, normal en fait sauf qu'il y a un super vent de sable qui dépose
une fine pellicule qui traverse la route comme une légère
brume. Le touret électrique qui sert de table de pique-nique est
toujours là. Dans cette zone militaire, il n'y a pas grand monde
sur la route. Nous sommes un peu crevés, nous montons en altitude
!!! Même Philippe somnole. Nous arrivons à proximité
d'un poste militaire. Ils sont en tenue de sortie et nous laissent passer
à fond, le 1er panneau « Halte » résiste, le
2ème tombe, le 3ème idem, le 4ème aussi et cette
fois, le casque, les gants du policier volent aussi! Arrêt plus
loin pour préparation du « taboulé » pour le
pique-nique. On roule encore puis arrêt pique-nique. 13H45, on repart
après que François a re-plongé pour la culture de
ses olives. Cette fois c'est le tube cuivre qui a cassé –
soudure à froid + scotch) et c'est reparti. Nous croisons un camion
cabine basculée. Philippe voulait s'arrêter pour lui piquer
ses olives et les remonter sur celui de François, nous avons refusé...
Le policier du dernier véhicule nous a chiné des cigarettes,
il est mal tombé, aucun fumeur dans la voiture. Patrouille n°2,
ça roule jusqu'à 15h00. Les 200 litres d'hier (kms 2 350)
n'ont pas suffit, nous voilà en panne sèche, le camion tousse,
nous nous arrêtons juste au moment où nous croisons un camion
citerne qui s'arrête, le chauffeur nous dépanne en aspirant
et transférant du fuel pris dans son réservoir, au coût
normal, en plus les policiers nous offrent le thé en attendant.
16h00 c'est reparti. Nous approchons d'Abala, plus de verdure, des immeubles
au loin. Des longueurs s'entraînent en survêtement –
proximité de camp militaire. Patrouille n° 3, nous arrivons
dans une zone sinueuse, attroupement à la sortie. Un camion citerne
s'est retourné dans le fossé. La circulation est bloquée,
les pompiers arrivent 5mn après. Nous repartons. En ville plein
des réservoirs d'essence à la station cette fois –
2 537 kms. Nous en avons eu pour 30 €, je ne sais pas si cela va
bien suffire (à 0.13 € le litre = 213 litres). 18H42 patrouille
n°4, Nous nous dirigeons vers l'oasis de Taghit. La plus belle. Colette
reçoit un message de l'autre Colette (celle qui devait venir avec
nous). Sa santé est bonne. Normalement Colette (la nôtre)
devrait être au travail demain. Ca risque d'être un peu juste...
La photo de départ de notre expédition (on peut le dire)
est parue dans la presse locale (Maine et Ouest/ Machin (dixit Philippe).
Patrouille n° 5 nous traversons le Djebel Toucha plantations d'oliviers.
Nous arrivons après le coucher du soleil à l'oasis de Taghit.
Superbe impression, nous traversons la ville en direction du Camping.
20H00 en attendant qu'ils trouvent les clés du portail, le 4X4
de Philippe retourne faire quelques courses. Au retour nous nous installons,
sanitaires à demi-dégorgés. Une balade dans les dunes,
cassoulet, soirée spectacle organisée par François
et Clacla avec le concours d'autres vedettes que vous connaissez. Très
belle soirée. Après une « goutte de somnifère
» au dodo. Certains (dont moi) vont dormir sur les dunes, les autres
sous les tentes. Nous n'aurons pas besoin de berceuse. François
en a profité pour résoudre le problème du «
pipi de frein et des olives ». Normalement je ne devrait plus vous
en causer.
Jour 12 – Mercredi 23 avril –
Journée détente
Chacun se réveille à son rythme. Petit déjeuner et
rando sur les dunes au soleil levant. Alors que Colette est attendue à
son travail au Mans, non seulement elle reste à rêvasser
en haut d'une dune, mais en plus son appareil numérique ne veut
plus travailler, il n'avait pas posé de congés pourtant
!!! Serge et Philippe préparent le pique-nique. François
contrôle et détele la remorque (la tête d'un des 2
boulons de la « tête de lapin » de l'attelage est sectionnée),
il reste 2 (boulons) pour tenir la remorque... Michèle expose son
genou gauche brillamment décoré. Tout le monde est revenu
et prêt à partir direction les « peintures rupestres
». Arrêt photo dans les palmeraies – pleins les yeux
– site peintures rupestres super, sable à 45°, croisé
une famille bretonne (le breton bougon peut-être qu'il descend de
l'ours mal léché). Il portait un tea-shirt « Les machines
de l'Ile de Nantes ». Nous repartons pour chercher un coin pique-nique
quelques kilomètres plus loin. Nous nous arrêtons à
l'intérieur d'une palmeraie. Très bien le menu et le reste
– l'ambiance, les cornichons congelés, le décor, le
café, la sieste, tout quoi ! La vie humanitaire a de bons côtés
quand même. Petite balade dans le village abandonné. Puis
départ pour une leçon de désensablage. Nous traversons
le village abandonné mais le camion s'ensable au n°80 de la
rue principale. Sorti après attelage des deux 4X4. Comme la leçon
n'avait pas suffit, 2ème ensablement avec 2ème attelage
doublé. Pour le camion c'est bon il repart rejoindre le goudron.
Les deux 4X4 et leurs passagers s'attaquent aux dunes. Très bien,
impressionnant, jusque au moment où Philippe nous explique la technique,
il se plante vraiment. Utilisation de la pelle, manœuvres mais pas
moyen de dégager le véhicule. Heureusement Jo n'est pas
loin et son 4X4 arrive et débloque la situation. Nous repartons
et 2ème ensablage où Philippe réussit à gérer
la situation. En retournant sur le goudron, un véhicule s'approche
de nous et l'occupant nous propose ses services de guide. Nous avons rendez-vous
avec les autres pour visiter la vielle ville. Superbe avec ses ruelles
et maisons typiques encastrées les unes sur les autres. Le thé
nous est offert. Arrêt shopping sur la place. En ville nous rencontrons
une femme qui visite l'Algérie toute seule en transport en commun
et hôtel ou chez l'habitant. En fait elle retourne sur les terres
de son enfance comme Philippe. Elle habite Poitiers. Nous rentrons au
camping à pied et prenons une douche. François prépare
le feu avec le bois que nous avons ramassé car il veut nous faire
goûter le pain cuit dans la cendre. Les filles se font belles (elles
le sont déjà) alors... Le Commandant Marcos vient demander
les passeports... Le pain est prêt, le coq au vin et au riz aussi,
le verre de vin est vide. Nadine offre à toute les filles une «
melhfa » et leur fait une démo puis les filles doivent essayer
de s'habiller avec. Démo du « chèche » pour
les hommes. Nous éteignons les bougies et prenons notre «
barda » pour tous dormir sur les dunes sauf Josette, Alain et Serge.
A peine installés le vent se lève.
Jour 13 – Jeudi 24 avril –
740 kms
Réveillés par le « mezzin » très beau
chant. Nous plions nos affaires et retour au campement. Petit déjeûner.
A 5h10, Serge a eu la visite de la police qui nous attend pour partir.
Patrouille n°6 – 6h00 c'est parti, le soleil se lève
aussi. Patrouille n°7 nous passons à proximité de la
« jaille » où se consument les ordures qui répandent
un immense voile odorant sur toute la vallée. Patrouille n°
8 Nadine va retrouver le bel officier noir proximité frontière
marocaine. Patrouille n°9 arrêt « pipi » zone de
travaux dans un oued où l'eau a tout emporté. Nous sommes
bloqués dans le village de Morgha. Ils attendent le ministre. La
ville est toute décorée – nous qui croyions que c'était
pour nous ». Patrouille n°10 arrivée nous repartons et
repassons à proximité du pont écroulé. François
s'arrête pour faire le plein de sable dans une bouteille (échantillon
pour son projet de congélation des cornichons ». 11h Arrêt
pique-nique grillade pommes de terre... Nous repartons à 12h. Patrouille
n° 11 (2 motos). A Naama Philippe réussit à photographier
les statues sur les rond-points ainsi que le château d'eau en construction.
14H15 nous croisons le convoi du ministre, une dizaine de voitures rutilantes
dont des 207. Des véhicules avec escortes nous doublent. Patrouille
n° 12 nous passons à proximité du « chott Chergui
». Arrêt à Bougtob, les deux autres véhicules
sont aussi arrêtés (c'est un voyage d'étude Italien
pour le chemin de fer). Attente de la relève n° 13, elle arrive
et c'est reparti, nous traversons le chott. La brigade et les italiens
s'arrêtent mais nous continuons. Nous sommes rattrapés en
attendant la patrouille n°14 pour Saïda. Patrouille n°15
à la sortie avec les italiens. Patrouille n°16 le ciel est
légèrement nuageux. Patrouille n° 17 nous traversons
de grandes plaines agricoles, les céréales sont presque
mûres, les cigognes sont sur leurs nids. Traversée de Frohon
? Champs de vigne, pommes de terre. Nous arrivons à Mascarat, grande
ville à flanc de colline, reste à trouver où l'on
va dormir. Il n'y a pas de camping. François est parti faire le
plein pour le camion. Nous l'y rejoignons pour pose pipi. Nos anges gardiens
ont disparus. Il est décidé de prendre la direction de Boufatis
et de trouver un campement le long de la route. Paysages montagneux, superbes.
Enchaînement de vallées. Nous essayons de nous arrêter
dans un chemin qui mène à une ferme mais le propriétaire
refuse que nous nous installons là. Une voiture arrive et nous
informe que c'est interdit de camper à cet endroit. Ils nous ouvrent
la route jusqu'à Sig où nous retrouvons la patrouille n°18.
Arrivés à Sig, ils nous conduisent devant la gendarmerie
en attente de leurs décisions. Quelques pas de danse sur le trottoir
pour passer le temps. Il est finalement décidé d'aller dîner
sous escorte – soupe, poulet frites, bananes et c'est reparti. Nadine
est prête à régler mais le patron lui dit de laisser.
Mais elle est ensuite rappeler par un policier et retourne avec lui pour
régler la note. En sortant un jeune lui brûle la main avec
une cigarette, le policier réagit très vite et lui donne
une claque magistrale. Patrouille n° 19 nous partons donc pour la
ville de Boufatis où Philippe a vécu sa petite enfance,
chez le frère de « Schadock » puisqu'il n'y a pas moyen
de trouver un camping ou un hôtel. A 23h les deux 4X4 sont dans
la cour. Les filles s'installent dans la pièce commune pour la
nuit et nous dans la cour car la fatigue se ressent après cette
journée mouvementée.
Jour 14 – Vendredi 25 avril
Après une bonne nuit, le groupe se réveille tranquillement.
Petit déjeûner dans la cour. François va cherchez
4 fûts de 200 litres de fuel et fait le plein (en fait il a dû
en faire cadeau à la douane. Dommage à 0.13 € le l.
ça valait le coup. « Avoir essayé n'avoir pas pû
! ». En attendant nous faisons un petit tour en ville. Tout le monde
se retrouve à la maison, direction le cimetière (dur, dur
pour Philippe). Le cimetière est laissé à l'abandon
et certains caveaux ont été pillés. Nous remontons
voir la maison où la famille a vécu. Les propriétaires
nous accueillent avec gentillesse et n'hésitent pas à faire
visiter la maison (qui n'a pas changé dans la disposition des pièces,
le fauteuil du grand-père de Philippe est dans l'entrée)
à Philippe. Nous sortons dans la rue et remontons à la mairie
en passant devant l'école avec la cloche et les murs qui sont en
partie écroulés suite à un séisme (2006).
La mosquée coiffée de nids de cigognes était l'ancienne
église. Il va être midi, nous nous apprêtons à
prendre la direction d'Oran. Philippe et Kouéder (le frère
de Schadock) vont rencontrer la nounou de Philippe (en fait elle avait
12 ans quand Philippe avait 4 ans). Nous partons avec la patrouille n°20.
Nous traversons Oran avec les sirènes. Ils nous font traversés
la zone portuaire pour nous faire ressortir devant le port de pêche
où se trouvent les restaurants. Arrêt sur parking où
nos anges gardiens nous quittent et nous nous dirigeons vers un resto
pour déjeuner. Ensuite un petit tour sur les hauteurs d'Oran sans
nos anges gardiens. Les derniers pleins de fuels faits direction le port
pour l'embarquement. Les gardiens du port m'invitent à partager
le coucou avec un dessert sucré, ils fêtent la naissance
du 1er fils de l'un d'entre eux. Colette me rejoint. Nous amenons le dessert
pour partager avec les copains. La file de voitures avance, entrée
dans le hall de la douane. Michèle sympathise avec le chien du
douanier. 17H25 nous embarquons, les 4X4 et le camion en dernier en marche
arrière. Nous attendons pour récupérer nos affaires
dans le camion. Retour dans la cabine, douche et nous retrouvons le groupe
dans le hall d'information. Repas tous ensemble puis diaporama dans le
salon « non fumeur » Visite de la timonerie par groupe de
5. Il est minuit, au dodo.
Jour 15 – Samedi 26 avril
Réveil matinal – 1 heure avant l'heure pour nous, Nadine,
Josette et Alain mais nous nous sommes rencontrés dans les coursives.
Petit déjeuner tous ensemble. Serge débarque seul –
à pied – puisqu'il doit prendre le train pour Barcelone.
Passage à la douane et sortie du navire rapide. Il est 9h et c'est
parti pour le retour. Ciel bien dégagé, champs de vignes,
fruitiers. Après l'autoroute nous prenons les nationales. Les Pyrénées
sortent des nuages devant nous, orangers, puis oliviers. 13H45 pause déjeuner
dans un resto connu de Jo. Très bon repas, copieux, sympa . Un
de ses cousins vient rejoindre Jo . Michèle n'a pas digéré
les deux croissants de ce matin. Avec Alain nous nous dévouons
pour terminer sa crème brûlée. A 15h40 nous repartons
pour bivouaquer dans les Pyrénées espagnols afin d'être
frais pour prendre le train à Toulouse. Colette demande à
faire une pause. Nous repartons, les cimes se dégagent et laissent
voir un beau manteau blanc. Nous arrivons dans le Val d'Aran. Jo souhaiterait
que nous bivouaquons près du tunnel de Vielha mais celui-ci est
fermé pour les camions de 22h à 6h. Nous repartons donc
plus loin pour stationner à la sortie d'une ville puis sur une
petite route derrière un cours d'eau le long d'une prairie. Nous
commençons à préparer le repas et le camping mais
le propriétaire arrive et François discute avec lui. Il
ne veut pas que nous restons là. Ensuite c'est une voiture de police
qui arrive. Après discussion avec François, nous retournons
sur le parking sur le bord de la grande route où nous nous installons
pour le repas. Colette et Chantal dorment dans les 4X4, Jo sur un ramballeur,
Philippe sur le toit de son 4X4, François sur un lit pliant et
les autres dans le camion sur les matelas pneumatiques. Le matelas ne
me convenant pas je rejoins Jo sur le foin. Il fait frais.
Jour 16 – Dimanche 27 avril
François vient nous réveiller, dur, dur... pour tout le
monde sauf Colette qui a passé sa meilleure nuit ! Le café
vite fait, on repart Toulouse 170 kms. Nous nous arrêtons dans une
station service, petit déjeuner et en route pour la gare. Jo s'est
perdu dans la ville, le GPS ça sert... Nadine et Alain prennent
les billets. Nous disons « au revoir » à nos trois
chauffeurs et en voiture. Le train démarre direction Nantes. Alain
a prévu une revue de presse. Profitant d'une halte de 20mn à
Bordeaux, je vais avec Josette acheter des sandwiches. Le temps s'assombrit,
quelques gouttes. Nous somnolons la plupart du temps. Nadine souhaite
via son portable l'anniversaire de sa fille. Arrivée à Nantes,
10 mn pour changer de train direction Le Mans pour Nadine, Josette, Colette,
Michèle et Alain. Il n'y a pas de temps à perdre.
Pour nous Violaine nous attend et direction Couëron.
Et voici la fin de cette aventure ....
TOUTES
les photos du l'expédition (cliquez ici)...
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