ALGERIE - MALI - Janvier 2007
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Nous voici donc partis vers le grand Sud, ce jeudi 11 janvier...sous trés bonne escorte. Police, puis gendarmerie et armée se succèdent comme les heures de roulage. François tiendra le volant jusqu'à 14h par jour...la gendarmerie est intraitable, il faut rouler, ils ont des ordres. Nous sommes tellement heureux d'avoir remporté cette nouvelle "Bataille d'Alger" que nous allons au plus vite cap au sud, direction le terrible désert de la Mort, le Tanezrouft
...cette morne étendue de sable de 700kms plate comme la main qui relie Reggane à la ville frontière (Algérie-Mali) Bordj Badji Mokthar. Au 3ème jour nous étions donc aux portes du Mali. Là les amis de Badi sont venus nous réceptionner pour nuos mener jusqu'à Tessalit dans un premier temps puis Aguel-Hoc. C'est dans ce village Touareg, où nous ne restions malheureusement que deux jours, que nous livrions la précieuse cargaison : le tracteur agricole, les habits et le matériel scolaire. Nous avons rencontré le Directeur de l'école
qui nous a montré toutes les classes et présenté aux professeurs. Il a également remercié toutes les personnes en France qui se sont mobilisées pour offrir tous ces dons, et tout particulièrement les élèves de Fréjairolles et de Saint Juéry.
Il a également insisté pour que cette action se poursuive dans le temps et que de réels liens soient entretenus entre les enfants d'Aguel-hoc et ceux du Tarn. Il a lu avec émotion la lettre rédigée par nos jeunes et y a répondu. Elgid est un facteur un peu spécial qui ne boude pas ses kilomètres...
Badi, sa famille et ses amis nous ont fait un accueil émouvant. Toujours attentionnés et nous offrant le meilleur de leur hospitalité. Nous avons partagé un méchoui le soir venu dans un campement à proximité. Douceur de vivre un soir de janvier dans un campement touareg quelque part au sud du tropique du Cancer ! Ce peuple, traditionnellement nomade et exclusivement éleveur de bétail, est confronté à une cruelle réalité. Les grandes sècheresses et l'avancée du désert (arrachage des arbres qui arrétaient le sable) font que les pâturages sont rares, voire inexistants. Les camions ont remplacé les caravanes de dromadaires (méharées) qui parcouraient le Sahara.
Il faut donc aux Touaregs inventer une autre vie, savoir assurer la transition vers un style sédentaire et pourquoi pas envisager de devenir agriculteurs. Badi nous montre un puit fraichement creusé et évoque déjà des pompes à eau qui permettraient d'irriguer une future palmeraie (production de dattes) et, nous dit-il, pourquoi pas d'autres arbres fruitiers, voire des légumes ?!
Il est temps de remonter sur l'Algérie. La mission étant accomplie, le camion plus léger, nous comptons bien mettre à profit la semaine qui nous reste pour faire du tourisme en diversifiant nos itinéraires et en passant notament par la mythique Tamanrasset.
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